Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:43

source : http://www.historia.fr

 

Homme à la carrure puissante, à la voix sourde, au regard sans éclat, Joseph Joffre, né à Rivesaltes, le 12 janvier 1852, d’un père tonnelier, possédait une âme forte et un esprit magnifiquement équilibré. Sorti de Polytechnique, il devient officier du génie, sert au Tonkin, au Soudan, à Madagascar. C’est le plus jeune général de brigade de l’époque. En 1911, il est nommé chef d’état-major de l’armée et vice-président du Conseil supérieur de la guerre. Il met alors au point un « plan XVII » qui prévoit la rupture du centre adverse en Lorraine et l’extension de l’aide gauche française jusqu’à la Sambre, en cas d’attaque allemande à travers la Belgique. En août 1914, la réalisation du plan XVII, qui fera plus tard l’objet d’âpres commentaires, se solde par d’amers mécomptes. L’armée essuie de sanglantes défaites à Morhange, dans les Ardennes et à Charleroi, où Joffre a sous-estimé l’ampleur de la manoeuvre allemande à travers la Belgique.

Dans ces circonstances difficiles, le général se révèle cependant l’homme de la situation. Il garde un calme olympien, ne sacrifie pas son sommeil et effectue une remarquable retraite en direction de l’est du Bassin parisien, repli qui lui permet de renforcer son aile gauche et de livrer, du 5 au 13 septembre, avec l’aide de Gallieni, la victorieuse bataille de la Marne. Après la « course à la mer » et la stabilisation du front, son influence grandit même sur le plan intérieur, à la suite de l’effacement du pouvoir civil. Pendant l’année 1915, dans le dessein de soulager les armées russes et de libérer le territoire français, Joffre tente à deux reprises, en avril et en septembre, de rompre le front ennemi. En vain. Simultanément, il multiplie les attaques locales, convaincu de « grignoter » les Allemands. En réalité, ces opérations se soldent par des pertes disproportionnées aux résultats.

Nommé commandant en chef des armées françaises le 2 décembre 1915, Joffre voit son prestige atteint après la bataille de Verdun, qu’on lui reproche de ne pas avoir prévue, et l’échec de la bataille d’usure de la Somme. Le généralissime est alors la cible des attaques de certains milieux politiques et militaires. Le 13 décembre 1916, il est d’abord nommé conseiller technique du gouvernement, puis remplacé par Nivelle. À titre de compensation, il est fait maréchal de France et se cantonne dans une retraite pleine de dignité. Il est chargé, en avril 1917, d’une importante mission aux États-Unis. En 1919, le vainqueur de la Marne figure au défilé des armées alliées aux côtés de Foch. Avant de disparaître, à Paris, le 3 janvier 1931, Joffre, entré à l’Académie française en 1918, publie une étude sur la Préparation de la guerre. Il laissera des Mémoires posthumes.

> Lire l'article dans son environnement original

Partager cet article

Repost 0
Published by LePontissalien - dans GUERRE
commenter cet article

commentaires

clovis simard 14/07/2012 04:28

Blog(fermaton.over-blog.com),No-21. -THÉORÈME HISTORIA. - La chute des empires.

Présentation

  • : French Influence
  • : Cher visiteur (é)perdu, bienvenue sur le blog de French Influence. Il est question ici de la France et de son rapport au monde. Il est question de la France, pour l'amour du pays, par les yeux du monde
  • Contact