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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:09

source : http://www.historia.fr

 

« L’Enfermé », « le Martyr », ainsi ses amis appelaient-ils cette incarnation du « révolutionnaire professionnel », qui passa plus de trente années de sa vie en prison. Partisan romantique du coup de force, Louis Auguste Blanqui est né le 8 février 1805, à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes). Fils de conventionnel, il étudie le droit et la médecine, mais son tempérament le porte à l’action révolutionnaire. Affilié depuis 1824 au carbonarisme, on le rencontre pour la première fois, en novembre 1827, au combat de la rue Saint-Denis. Il est sur les barricades en juillet 1830, mais, vite déçu par Louis-Philippe, il complote avec ardeur. Condamné à un an de prison en 1832, il est ensuite mêlé aux journées des 13 et 14 avril 1834 (massacre de la rue Transnonain). Il écrit dans des journaux d’opposition, fréquente Raspail, Lamennais, Buonarroti ; ce dernier, ancien compagnon de Babeuf, lui lègue une teinte de communisme babouviste. Arrêté de nouveau en mars 1836, lors de l’« affaire des Poudres », puis libéré, il fonde avec Barbès la société secrète dite « des Saisons » qui organise, le 12 mai 1839, autour de l’Hôtel de Ville, une émeute vite réprimée. Condamné à la détention perpétuelle, il séjourne au Mont-Saint-Michel dans des conditions très dures qui altèrent sa santé, ce qui lui vaut d’être gracié en 1844.

La révolution de 1848 le retrouve plein d’ardeur mais réclamant l’armement des salariés et la constitution d’un État populaire qui répartirait les biens et gérerait la production. Il fait peur. Aussi ses ennemis divulguent-ils le « document Taschereau », probablement un faux, qui l’accuse de délation dans l’affaire de mai 1839. Ulcéré, stimulé dans sa haine, il organise, le 15 mai 1848, une manifestation contre l’Assemblée. Elle échoue. Il est condamné à dix ans de détention. Libéré en 1859, il s’agite à nouveau et exerce une forte influence sur les milieux révolutionnaires. Arrêté en 1861, il s’évade au bout de quatre ans, vit à Genève, à Bruxelles. L’amnistie de 1869 le ramène en France où, après avoir essayé, le 14 août 1870, de faire proclamer la république, il applaudit au 4 septembre. Vite insatisfait de l’action du gouvernement provisoire, Blanqui rassemble une petite armée révolutionnaire avec laquelle il tente, en vain, un coup de force à l’Hôtel de Ville (31 octobre). Il s’enfuit, mais Thiers le fait arrêter le 17 mars 1871. Condamné à la détention perpétuelle, Blanqui est gracié en 1879 et meurt à Paris le 1er janvier 1881. On publiera en 1885, la Critique sociale, l’ouvrage le plus important de ce « lutteur illuminé » en qui Marx voyait « la tête et le coeur du parti prolétaire en France ».

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Published by LePontissalien - dans REVOLUTIONS
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