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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 23:08

source : http://www.clio.fr

 

Jean-Claude Cheynet

Professeur d'histoire byzantine à l'université de Paris IV-Sorbonne

 

Chypre, après avoir été évangélisée par Paul et Barnabé, fut un foyer important du christianisme. Possession des empereurs de Byzance, elle se couvrit de cités et de monastères d'une rare qualité artistique. Après quelques périodes de troubles et d'appauvrissement, elle retrouva un rôle important au temps des croisades, comme escale naturelle vers la Terre sainte. Conquise par Richard Cœur de Lion, elle passa brièvement dans les mains des Templiers avant de revenir aux Lusignan. La domination franque devait faire de l'île, pendant trois siècles, un État latin d'Orient, ce qui n'alla pas sans conflits avec la hiérarchie et les fidèles de l'Église grecque…

 

Une île prospère

En 395, lorsque l'Empire romain fut partagé entre les deux fils de Théodose, Chypre fut naturellement incorporée à la Pars Orientalis en raison de sa position géographique et poursuivit le cours tranquille de son histoire jusque dans la seconde moitié du VIe siècle. L'île fut seulement troublée par quelques violents séismes, destructeurs de cités, toujours reconstruites cependant après une ou deux décennies, bon témoignage du dynamisme et de la prospérité économique. L'île passait pour être riche dans tous les domaines et Ammien Marcellin évoquait ses plaines fertiles et ses forêts qui fournissaient en abondance le bois d'œuvre pour la construction navale. Les minerais n'étaient pas rares, notamment le cuivre – kypros en grec – auquel l'île devait son nom. Durant l'Antiquité tardive, Chypre était sous l'autorité de gouverneurs dont aucun n'a laissé de traces notables. Les marins chypriotes fréquentaient les ports syriens et se rendaient régulièrement à Alexandrie, plus souvent sans doute qu'à Constantinople, ce qui explique que les villes les plus actives, Paphos, Amathonte, Constantia, la capitale, étaient situées au sud de l'île.

Le christianisme avait été introduit par les apôtres Paul et Barnabé, et Lazare le Ressuscité passe pour avoir fondé l'évêché de Larnaca. La nouvelle religion se développa rapidement et, dès 343, douze cités avaient reçu un évêque. L'Église de Chypre, tirant parti de son origine ancienne et apostolique, lutta avec succès pour obtenir son autonomie vis-à-vis du patriarcat d'Antioche dont elle dépendait. L'archevêque de Chypre, qui résidait dans la capitale, Salamine, se vit reconnaître au cours du Ve siècle l'autocéphalie, acquise définitivement en 488 par un décret de l'empereur Zénon. Parmi les prélats qui illustrèrent le siège, il faut retenir le nom de saint Épiphane (ca 315-403), qui fut de tous les combats pour la définition et la défense de l'orthodoxie. On lui doit une condamnation très précoce de l'art figuré chrétien, qui en fit une référence de choix pour les iconoclastes aux VIIe et IXe siècles. L'hérésie monophysite – cette doctrine condamnée par le concile de Chalcédoine en 451 qui privilégie la nature divine du Christ – dominante en Syrie et en Égypte, était propagée par les marins, les marchands, les moines qui, venant de ces provinces, fréquentaient l'île ou y résidaient.

Épidémies et invasions

Au cours du Ve siècle, Chypre entra dans une phase plus troublée. Le climat, peut-être devenu moins humide, provoqua quelques sécheresses prolongées. Puis, à partir de 542, l'Empire fut frappé par une terrible épidémie de peste bubonique, qui revint de façon récurrente tous les quinze ou vingt ans. Aucun document n'atteste que l'île ait été atteinte, mais sa position sur les voies de communication et ses nombreux ports suggèrent qu'elle n'a pas été épargnée. En effet, l'aqueduc alimentant Constantia fut laissé à l'abandon durant plusieurs décennies et l'empereur Tibère II transféra dix mille Arméniens pour renforcer le peuplement. Alors que l'aqueduc restauré témoignait d'un certain retour à la prospérité, l'île subit une série de raids ; le premier aurait été mené par les Perses et les suivants par les Arabes. Chypre servit un temps de base navale aux Byzantins qui s'efforçaient de reprendre l'Égypte dont venaient de s'emparer les Arabes. Les effets de ces attaques sont relatés par une inscription datée de 655. Il est probable qu'à cette date les Arabes s'étaient rendus maîtres de l'île comme ils conquirent également Rhodes et Chios. Des dizaines de milliers de prisonniers, – cent vingt mille, dit-on – furent emmenés en Syrie. Les cités chypriotes, en dépit des efforts des évêques pour les restaurer, ne se remirent pas de cette catastrophe. Après l'échec, en 678, du premier assaut arabe sur Constantinople, qui avait incité le calife omeyyade à négocier, et alors que la Cilicie voisine était devenue un enjeu des guerres entre Byzance et les Omeyyades, un accord fut conclu en 688 par les deux belligérants au sujet de Chypre. Les revenus de l'île, qui était démilitarisée et ne pouvait servir d'abri à l'une ou l'autre flotte, étaient partagés à égalité entre les deux puissances. Ce type d'accord ne fut pas unique, puisque d'autres concernèrent l'Arménie et la Géorgie. Il fut respecté pendant près de trois siècles, à quelques rares incidents près, dont le plus intéressant prit place peu de temps après sa conclusion. L'empereur Justinien II rouvrit les hostilités en 690-691 et, sans doute parce qu'il se sentait incapable de la protéger, fit déplacer la population de Chypre avec son archevêque en Asie Mineure, notamment en Bithynie, près de Constantinople. Il fut finalement vaincu et, sept ans après, les survivants de cette déportation furent autorisés à regagner leur île.

La seconde domination byzantine (965-1191)

On peut s'interroger sur le manque d'intérêt durable des grandes puissances à l'égard de Chypre. Le plus vraisemblable est de penser que la population était très fortement réduite par rapport à l'Antiquité et comptait peut-être seulement de cinquante à soixante mille habitants. Byzance n'aurait pas eu les moyens de défendre une population si parsemée et entourée de voisins musulmans en Syrie et en Cilicie. En 965, la reconquête de l'île par les Byzantins est notée en passant par les chroniqueurs car elle ne coûta guère d'effort, à la différence de la Crète reprise quatre ans auparavant. Il semble, d'après la circulation monétaire, que l'économie chypriote ne commença à se développer à nouveau qu'à la fin du siècle suivant. Ce redémarrage lent pourrait expliquer pourquoi on ne peut attribuer au premier siècle de la seconde domination byzantine de monuments dans l'île.

Il semble que ce soit les croisades qui aient stimulé l'économie. La première croisade entraîna la création de plusieurs États latins en Orient, dont la principauté d'Antioche. Sans doute cette dernière fut-elle fondée par Bohémond et ses Normands, ce qui provoqua entre Byzantins et princes d'Antioche une hostilité de plus d'un demi-siècle. Toutefois, dès le siège d'Antioche en 1098, Chypre avait fourni des vivres et des chevaux aux croisés qui en manquaient cruellement. Ensuite les empereurs, soucieux de s'opposer aux princes d'Antioche, établirent dans l'île des garnisons, souvent composées d'étrangers, Arméniens, Turcopoles ou Francs ; la liste des gouverneurs, militaires expérimentés ou membres de la plus haute aristocratie, manifeste le souci des empereurs Comnènes d'assurer la défense de Chypre. De fait, en 1156, Renaud de Châtillon, un prince d'Antioche particulièrement remuant, vint piller l'île. Il est notable que les nouvelles fortifications, Saint-Hilarion, Buffavento et Kantara aient été construites sur la côte nord de l'île. Cependant, les croisades eurent dans l'ensemble un effet positif, réanimant le commerce et revivifiant les villes, sans toutefois reconstituer le réseau antique : Nicosie se développe au centre de l'île, Limassol se substitue à Amathonte et Ammachostos, future Famagouste, commence un essor qui se poursuivit à l'époque franque. En 1147, les Vénitiens se sont établis en Chypre. Cette dernière était un relais naturel, notamment par le port de Paphos, pour les pèlerins qui, venant des ports italiens et ayant passé par Attaleia – l'actuelle Antalya, au sud de la Turquie – allaient prier sur le tombeau du Christ, d'autant que les voyages s'accomplissaient de plus en plus souvent par voie de mer. La prospérité et sans doute également l'efficacité, voire l'intransigeance, des percepteurs byzantins ont fait tripler le revenu fiscal depuis l'époque du condominium.

Le témoignage d'un Constantinopolitain du XIIe siècle, Constantin Manassès, suggère que l'endroit paraissait provincial et dénué de tout intérêt intellectuel. Constantin, assis dans une église, à côté d'un Chypriote qui sentait de façon insupportable le vin et l'ail, lui enjoignit de s'éloigner, mais ses mots ne furent pas compris de l'intéressé qui ne se retira qu'une fois frappé au visage par son irascible voisin. Pourtant, les élites venues de Constantinople pour gouverner la province ou occuper les sièges épiscopaux furent en règle générale plus amènes. On leur doit un certain nombre d'églises encore conservées, celles du monastère d'Asinou ou de Lagoudéra, dont le décor atteste la présence de peintres venus de la capitale. Chypre n'était pas le désert culturel dénoncé par Manassès car un certain nombre de manuscrits y furent copiés, dont beaucoup sont parvenus à Jérusalem, témoignant l'étroitesse des liens entre l'île et le patriarcat. Au reste, des Chypriotes faisaient le pèlerinage vers la Ville sainte et, à l'inverse, l'Église de Jérusalem possédait des biens en Chypre. Néophyte le Reclus avait également accompli le pèlerinage au tombeau du Christ. Ce personnage, l'un des rares saints byzantins du XIIe siècle, vécut en ermite dans l'ouest de l'île, où sont conservées aujourd'hui les fresques qu'il a peintes dans sa grotte. Avec un grand sens de la propagande, il a organisé son propre culte, non sans succès, puisqu'il est devenu l'un des saints les plus populaires de Chypre.

La conquête franque

Après la mort de Manuel Comnène, l'Empire byzantin entra dans une période d'affrontements internes et de guerres étrangères. Cet affaiblissement de l'autorité impériale aiguisa les appétits et plusieurs membres de la famille du souverain se révoltèrent pour conquérir le pouvoir suprême. L'un d'eux, Isaac Comnène, ancien duc de Cilicie, avait été battu et pris par des Arméniens rebelles. Une fois libéré, en 1184, il se dirigea vers Chypre toute proche et dévoila son ambition impériale. N'ayant pas rencontré de soutien hors de l'île dont il avait pris le contrôle, il se contenta de régner sur ce modeste territoire. Il sut repousser une contre-offensive constantinopolitaine avec l'aide d'une flotte sicilienne. Freiné dans ses ambitions, il fut réputé pour la cruauté de son gouvernement et, selon Néophyte le Reclus, une partie des élites, écrasée d'impôts et menacée de confiscations arbitraires, se réfugia à Constantinople.

Un événement fortuit fit perdre le pouvoir à Isaac. Le roi Richard Cœur de Lion était parti en croisade par voie de mer, accompagné de sa fiancée, Bérangère. Une tempête rejeta quelques navires sur la côte chypriote, dont ceux portant le trésor royal. Isaac avait alors dépouillé tous les survivants. Comme il refusait de rendre le butin, Richard pénétra dans le port de Limassol le 6 mai 1191 et débarqua son armée à laquelle ne purent s'opposer les modestes forces d'Isaac, mollement soutenu par la population. Richard s'empara rapidement des forteresses d'Isaac, dont Famagouste et Limassol, et le captura. Enrichi des vastes trésors d'Isaac mais embarrassé de sa conquête, Richard la revendit aux Templiers qui, l'année suivante, durent faire face à une violente révolte des Grecs qu'ils écrasèrent dans le sang. Finalement, les Templiers préférèrent vendre Chypre au malheureux vaincu de Hattin, Guy de Lusignan. Par une série de hasards, l'île était passée sous domination franque.

 

Un État latin d'Orient

Ce changement transforma Chypre en un État latin d'Orient, dont elle adopta les institutions, le Livre des Assises des Bourgeois, et permit d'exploiter toute sa valeur stratégique, d'autant plus que la pression musulmane se faisait sentir sur les États francs du continent. Le nouveau royaume bénéficia également de la prospérité du royaume arménien de Cilicie, fondé également en janvier 1198. Des colonies marchandes italiennes s'établirent dans les ports chypriotes, où s'embarquaient d'abondantes provisions vers les ports de Terre sainte. Saint Louis fut ainsi reçu avec faste en septembre 1248 et séjourna plusieurs mois. En 1291, après la chute d'Acre, dernier point d'appui franc sur la côte syrienne, Chypre accueillit les réfugiés survivants et Famagouste devint le port le plus actif de la région. Les Latins développèrent les cultures traditionnelles, céréales, oliviers, vigne et même le coton, et en introduisirent de nouvelles, dont celle de la canne à sucre. Ces produits, largement exportés en Occident, fournissaient de beaux revenus au roi franc et à sa noblesse. Tout indique que l'île connut alors une vigoureuse expansion démographique, au point de compter entre cent cinquante et cent quatre-vingt mille habitants au XVe siècle. Les autochtones ne profitèrent pas immédiatement de ces nouvelles conditions, car la plupart furent réduits au statut inférieur de vilains, asservis aux corvées, puis progressivement, nombreux furent ceux qui obtinrent leur liberté.

La grande richesse agricole de l'île offrit à la population un niveau de vie supérieur à ce qu'elle avait connu à l'époque byzantine. Sur le plan religieux, la conquête latine entraîna la constitution d'une Église latine, ce qui nous vaut la présence d'églises épiscopales, comme les cathédrales de Nicosie et de Famagouste, ou monastiques, comme Bellapaïs, dans le plus pur style occidental. Les relations avec les fidèles grecs restaient tendues d'autant que le pillage de Constantinople par les croisés en 1204 avait accentué l'animosité entre les deux parties de la chrétienté. Au reste, des Grecs avaient émigré après la conquête. Les Latins voulaient soumettre non seulement les Grecs mais aussi les Syriens et les Arméniens à l'Église de Rome. Les généreuses donations aux établissements latins s'étaient faites en partie aux dépens des Grecs. Toutefois ceux-ci conservaient leur hiérarchie sous l'autorité de l'archevêque latin de l'île. En 1231, treize moines grecs résolument hostiles aux pratiques latines trouvèrent la mort en martyrs, événement qui émut vivement tout le monde « orthodoxe ». Finalement un règlement ecclésiastique décida qu'il n'y aurait qu'un seul archevêque, le latin, mais que les Grecs conserveraient quatre évêques – au lieu de treize. Les traditions artistiques byzantines survécurent cependant, comme l'attestent les fresques de nombreuses églises fort modestes.

L'histoire de Chypre franque est dominée par les affrontements entre Latins pour la prépondérance économique et par la menace de plus en plus pressante des musulmans, Mameluks d'Égypte, puis Turcs ottomans. Famagouste est arrachée aux Lusignan par les Génois en 1373. La veuve du dernier roi Lusignan, Catherine Cornaro, riche Vénitienne, fut contrainte à l'abdication en 1489 au profit de Venise, qui gouverna Chypre jusqu'en 1571. Au printemps, les Ottomans s'emparèrent de Famagouste, mettant fin à l'existence du dernier État franc d'Orient.

 
Jean-Claude Cheynet
Juin 2003
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:16

source : http://ambafrance-cy.org/

 

La conférence :

 "Chypre médiévale - le royaume des Lusignan, 1191-1489" 
 donnée par Madame Fotini PAPADOPOULOU,
épouse du Président de la République de Chypre
 le mercredi 15 novembre 2006 à 19h30 
 à la Fondation Culturelle de la Banque de Chypre
(86, Phaneromenis, vieux Nicosie)
 Conférence en français avec traduction simultanée grecque et anglaise 
 Texte intégral de la conférence (9 pages) 

Etienne de Lusignan : Description de Toute l’Isle de Chypre

« Nicosie est (…) une ville fort ancienne, située au milieu de la campagne de l’île, un très bon endroit, et bien tempéré (…). Elle a grande abondance d’eaux, et une terre grasse (…). Et lors que la race des Lusignan y eut titre de roi, et l’est élue pour capitale de tout le Royaume, elle obtint aussi du Pape que l’Archevêque de Chypre (…) fut changé et mis (…) de Famagouste en Nicosie. Ainsi elle fut faite et établie la capitale de tout le Royaume (…). Elle était ornée de superbes et magnifiques bâtiments entre autres, du Palais, des Eglises et anciens murs qui ont été édifiez par les premiers Ducs (…). Il y avait plusieurs Eglises Cathédrales, parce qu’elle était habitée de diverses nations qui avoient leurs prêtres et évêques comme les Grecs, Arméniens, Coptes, ou (…) les Iacobites, Maronites, Nestoriens, Nubiens ou Indiens ».

 


 

EXTRAITS DE LA CONFERENCE

 

La période historique dont nous allons parler est ce soir le royaume chypriote des Lusignan – Période aussi importante pour Chypre que pour la France. J’avais fait cette présentation à Paris au Sénat au mois de juin.

INTRODUCTION

«Si avec un grand et agréable plaisir les anciens, tant Historiens que Philosophes naturels, et fameux Poètes,ont fait quelque mémoire de l’Isle sacrée à l’amoureuse Déesse: à plus forte raison je me dois efforcer à orner ceste mienne douce patrie, ancienne demeure de mes ancêtres.» C’est par ces mots qu’Estienne de Lusignan, en  1580, commençait la préface de son ouvrage “Description de Toute l’Isle de Chypre”.  

 

L’arrivée et l’établissement des Lusignan dans l’île.

Lorsqu’en 1192 Guy de Lusignan achetait Chypre à Richard Cœur de Lion, personne ne pouvait soupçonner l’importance, mais aussi le rôle essentiel que jouerait cette transaction dans le destin de Chypre, ou encore dans celui de la dynastie des Lusignan. Mais voyons les choses par le commencement. En 1191, le gouverneur de Chypre, alors province de l’Empire byzantin, était l’usurpateur Isaac Comnène, qui s’était autoproclamé empereur de l’île qu’il gouvernait depuis 1184. Partant pour la Troisième Croisade, Richard Cœur de Lion prit la mer avec son armée pour aller libérer Jérusalem, alors aux mains du Sultan d’Egypte Saladin. Certains des vaisseaux de sa flotte, y compris celui qui transportait sa fiancée Bérengère de Navarre, essuyèrent une tempête et s’échouèrent sur les côtes de Chypre. Isaac Comnène refusa d’approvisionner le vaisseau de Bérengère en eau et en vivres. Richard considèrent qu’Isaac avait insulté sa fiancée, et saisit ce prétexte pour conquérir l’île. La conquête de Chypre par le roi d’Angleterre était dès lors passée dans les faits. Richard, une fois qu’il eut pillé le pays, décida qu’il n’avait aucun intérêt à le gouverner.
Tout d’abord il vendit l’île aux Templiers, qui gouvernèrent le pays en essayant d’exploiter ses richesses naturelles et ses produits. Après la révolte des habitants de Nicosie, à Pâques de 1192, les Templiers restituèrent l’île à Richard. Posséder une base à Chypre leur suffisait pour qu’ils pussent exploiter l’île. Richard revendit immédiatement l’île au roi de Jérusalem, Guy de Lusignan.
Telle est l’histoire de Chypre.

[...]

Richard vendit l’île à Guy pour 60.000 besants. L’achat de Chypre par Guy de Lusignan se fit parce que, de
fait, la peur que Jérusalem ne fût conquise par les mahométans était devenue réalité. Les Lusignan devaient s’assurer une base solide dans la région qui constituait la clef de l’Asie et de la Méditerranée orientale. Guy s’installa après la conquête de l’île durant l’été 1192. Il mourut deux ans plus tard, ayant néanmoins assuré à la France un nouveau territoire au Moyen-Orient.  La fondation du royaume médiéval de Chypre fut marquée par l’arrivée d’un grand nombre de nobles francs et autres mais aussi de croisés qui vivaient jusqu’alors au Moyen-Orient. Avec l’établissement des Francs dans l’île, Chypre devint dès lors partie intégrante du monde politique de l’Europe de l’ouest. On considère comme le véritable fondateur  du royaume franc de Chypre le frère de Guy,  Amaury, qui lui succéda. Il fut également le premier roi Lusignan à être couronné Roi de Chypre en 1197.

 

CONCLUSION

La période de la domination franque fut pour de multiples raisons une étape essentielle de l’histoire de ChypreElle lia Chypre à la culture européenne qui connaissait alors un grand essor, sans la couper de ses racines grecques, byzantines et orientales. L’île acquit alors son rôle si essentiel de passerelle économique, culturelle et géopolitique entre Orient et Occident, une place qu’elle conserve actuellement. Malgré les conditions extrêmement difficiles que connut alors le peuple chypriote, la nouvelle synthèse culturelle peut être en fin de compte considérée comme une manifestation précoce de l’esprit européen et comme un authentique fruit de la Renaissance.
Les Lusignan en particulier, et les Vénitiens après eux, laissèrent des traces de leur passage dans les toponymes, dans l’architecture, dans l’art, dans l’âme du peuple, pour finalement être assimilés. Ils enrichirent considérablement son patrimoine culturel et spirituel. Je me suis efforcée dans cette présentation de vous
faire voyager dans le passé de ma patrie, un passé qu’elle a partagé avec le grand pays européen qu’est la France. Depuis lors des siècles ont passé.  Chypre, après la domination franque, a vécu l’asservissement sous l’Empire ottoman de 1571 à 1878 puis la domination  britannique, de 1878 à 1960.  

> Voir le dossier de l'ambassade de France : La période franque à Chypre (1192-1489)

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:42

source : http://www.qantara-med.org/ 

 

Fichier:Etats latins d'Orient XIIe s.JPG

carte : wikipedia

 

Les conquêtes réalisées par les troupes de la Première Croisade en Syrie-Palestine ont donné naissance à quatre États latins : en 1098, le comté d’Édesse créé par Baudouin de Boulogne et la principauté d’Antioche fondée par Bohémond et les Italo-Normands ; en 1099, le royaume de Jérusalem établi par Godefroy de Bouillon puis par Baudouin 1er ; entre 1099 et 1109, le comté de Tripoli constitué par la dynastie toulousaine de Raymond de Saint-Gilles. Dans ces quatre États, une population latine d’origine occidentale, qui ne dut jamais dépasser quelques dizaines de milliers, issue soit des croisés eux-mêmes, soit d’un mouvement migratoire postérieur à la Première Croisade, co-existait avec des Grecs, des Arabes, des Arméniens, des Coptes, des Maronites, des Syriens chrétiens. Elle était plus nombreuse dans les villes côtières et dans les régions intérieures peuplées de chrétiens orientaux que dans les zones anciennement islamisées. Comme l’écrivait Foucher de Chartres, « nous qui étions Occidentaux, nous sommes maintenant devenus Orientaux. Celui qui était Romain ou Franc, le voilà dans cette terre Galiléen ou Palestinien. Celui qui était Rémois ou Chartrain, il s’est fait maintenant Tyrien ou Antiochénien ». Les modalités de l’acculturation sont donc la question fondamentale pour une étude du patrimoine dans les États latins de Syrie-Palestine : qu’ont retenu les Francs des créations antérieures, qu’elles soient dues aux Grecs, aux Arabes ou aux Syriens chrétiens ? Quel a été leur apport spécifique ? Comment les traditions artistiques des chrétiens indigènes se sont-elles combinées avec les traditions occidentales européennes et les traditions byzantines pour produire un art nouveau et distinct dans les États francs ? Peut-on même parler d’art croisé ? Autant de questions posées par les spécialistes au cours des dernières décennies.

Les vicissitudes qu’ont connues les États latins au cours des deux siècles de leur existence (1099-1291) ont profondément influencé leur évolution artistique. La première moitié du XIIe siècle est marquée par une expansion militaire qui donne à ces États leur extension maximale, la seule exception étant la disparition du comté d’Édesse conquis par Zangî en 1144. Au cours de cette phase, les Latins restaurent les Lieux saints de la chrétienté et édifient nombre d’églises et de monastères : l’art croisé est alors un art de pèlerinage destiné à glorifier les lieux où le Christ et les saints ont vécu. Le repli s’amorce dans les années 1160 et s’accentue avec les victoires remportées par Saladin, qui s’empare de Jérusalem en octobre 1187. Les Lieux saints sont perdus par la chrétienté et, avec eux, bien des objets d’art disparaissent. Avec les succès de la Troisième Croisade, Acre devient le centre du royaume latin, où l’art des fortifications l’emporte sur l’architecture religieuse, en raison des menaces ayyubides et mamluks. Au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle, le royaume latin connaît une belle floraison artistique, malgré l’étau mamluk qui se resserre, tandis que les deux États du nord, Antioche et Tripoli, survivent l’un jusqu’en 1268, l’autre jusqu’en 1289. La conquête d’Acre par les Mamluks d’al- Ashraf Khalîl le 28 mai 1291 met fin à l’existence des États latins et à l’art croisé auquel ils avaient donné naissance.

En architecture religieuse, les Francs s’inspirent de la tradition byzantine en adoptant un plan basilical à trois nefs, avec absides et absidioles encastrées dans un chevet plat (églises d’Abou Ghosh, de Ramla, de Lydda, de Sainte-Marie des Teutoniques à Jérusalem), et remploient des colonnes antiques au Saint-Sépulcre, à la basilique de la Nativité de Bethléem et à la cathédrale de Tortose. La restauration du Saint-Sépulcre, en 1149, intègre deux églises byzantines, restaurées au XIe siècle, la rotonde de l’Anastasis et l’église de la Crucifixion, remploie des chapiteaux abbassides du VIIIe siècle et des mosaïques byzantines, édifie un somptueux portail au sud de la basilique et un arc triomphal remplaçant l’abside orientale byzantine : un « pot-pourri » architectural sans unité. À Jérusalem l’église romane de Sainte-Anne comporte un dôme reposant sur des pendentifs selon le modèle byzantin, tandis que les croisés transforment en églises les mosquées du Dôme du Rocher (Templum Domini) et d’al-Aqsâ (Templum Salomonis). Au total, plus d’une centaine d’églises, souvent petites, ont été construites au cours du XIIe siècle. 

Les murailles urbaines et les « châteaux du soleil » sont les principales réalisations en architecture civile. Les Francs se sont souvent contentés d’agrandir ou de renforcer des fortifications urbaines antérieures, à Jaffa, à Arsur, à Acre et à Jérusalem, tandis qu’à Césarée, en 1251-1252, les ingénieurs de Saint Louis appuient l’enceinte sur des fondations ayyubides, faisant de celle-ci un monument représentatif d’un croisement des cultures. Dans les États latins de Syrie-Palestine se distinguent trois types de fortifications, les « donjons normands », tours isolées de villages offrant un abri temporaire, les châteaux de type « castrum », aux courtines renforcées de tours aux angles, tel Belvoir dominant la vallée du Jourdain, et les châteaux éperons, tels le Crac des Chevaliers dans le comté de Tripoli, sans cesse remanié par les Hospitaliers jusqu’à sa reddition en 1271 face aux troupes de Baybars, ou le château de Saône, construit au début du XIIe sur un ancien site fortifié byzantin.

M. B.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:27

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Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, est le « chevalier sans peur et sans reproche » de notre histoire, bien que sa vie privée reste énigmatique, dominée par un amour mystérieux sur lequel est muet le récit de l’existence du héros rédigé par un de ses compagnons sous le nom de Loyal Serviteur. Né entre 1473 et 1476 au château de Bayard, à 25 km de Grenoble, il appartenait à une famille de gentilshommes accoutumés à donner leur vie pour leur souverain. D’abord page du duc Charles Ier de Savoie, qu’il accompagne à la cour de Charles VIII en 1489, il passe, après la mort de son maître, au service du roi de France et fait partie du corps dauphinois de l’armée française qui part, en 1494, à la conquête du royaume de Naples. À Fornoue, en 1495, il est, auprès du roi, l’un de ceux qui déploient la vaillante furia francese.

Après la mort de Charles VIII, il devient le capitaine le plus en vue de l’armée française du royaume napolitain, se signalant par sa hardiesse dans de furieux combats singuliers, dont il sort toujours vainqueur. Avant et après chaque affrontement, il fait oraison et se couche de son long sur le sol en le baisant et en se signant. En 1503, il se couvre de gloire lors de la bataille, perdue, du Garigliano, défendant seul, un long moment, un pont franchissant cette rivière, s’échappant sitôt capturé et reprenant le combat d’arrière-garde. En 1512, sous les ordres de Gaston de Foix, il contribue à prendre Brescia, mais, blessé, ne peut éviter le sac de la ville par nos troupes. En avril 1512, il se signale à la victoire de Ravenne, où est tué Gaston de Foix. Rappelé en France pour lutter contre les Anglais qui tentent d’envahir le royaume il est fait prisonnier le jour de notre défaite de Guinegatte, en Artois (août 1513).

La paix conclue avec l’Angleterre (1514) et l’avènement de François Ier le ramènent en Italie : il est à Marignan et, au soir de la victoire (14 septembre 1515), il arme chevalier le roi, qui a eu vingt et un ans l’avant-veille. En 1521, quand les troupes de Charles Quint attaquent dans les Ardennes, Bayard les arrête à Mézières. Le 30 avril 1524, disputant le Milanais aux Impériaux, il est mortellement blessé dans un combat d’arrière-garde au passage de la Sesia. Il refuse de se laisser emporter, par crainte de ralentir la retraite de ses compagnons, et s’en remet au général espagnol vainqueur. Le connétable de Bourbon, passé dans le camp de Charles Quint, entre sous sa tente pour le plaindre. Alors s’élève la voix du preux chevalier : « Monsieur, il n’y a point de pitié pour moi car je meurs en homme de bien, mais j’ai pitié de vous, de vous voir servir contre votre prince et votre patrie et votre serment. »

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:00

source : http://www.historia.fr

 

Ce petit chevalier breton de modeste origine — il est né au château de la Motte-Broons, près de Dinan, vers 1320 — avait un visage rond, les cheveux bouclés, une expression volontaire et malicieuse, si l’on en croit la statue qui surmonte sa pierre tombale en l’abbaye de Saint-Denis, où il a le privilège de partager les honneurs des rois de France. Ses contemporains l’ont décrit comme un remarquable entraîneur d’hommes, un chef militaire prudent et énergique qui préférait aux grandes batailles les escarmouches qui harcèlent l’adversaire ; à lui revient la gloire d’avoir libéré le territoire français menacé pendant la guerre de Cent Ans. Appelé par Charles V, qui n’était alors que dauphin, à commander une attaque contre les Navarrais, du Guesclin s’illustre en s’emparant de Mantes et de Meulan (7-11 avril 1364) et surtout en battant à Cocherel, le 16 mai suivant, l’armée de Charles le Mauvais, alliée aux Anglais et commandée par son meilleur capitaine, le captal de Buch : cette victoire, en fait modeste, eut un grand retentissement car elle fut remportée à la veille du sacre du jeune roi. Trois ans plus tard, Bertrand du Guesclin, qui a aussi contribué à faire entrer la Bretagne dans la mouvance française, est chargé par Charles V de débarrasser le royaume des « Grandes Compagnies », qui, inoccupées, refusaient de désarmer et pillaient les campagnes.

Du Guesclin les mena en Espagne pour leur faire soutenir la candidature au trône de Castille d’Henri de Trastamare contre son rival Pierre le Cruel, allié des Anglais. Lors de cette opération du Guesclin fut fait prisonnier à Nâjera (3 avril 1367) mais, « véritable héros national », il fut libéré aussitôt grâce à une rançon payée par le peuple de France. Il continua de servir le roi en guerroyant en Provence, aux côtés du duc d’Anjou, pour récupérer les territoires à l’abandon desquels il avait été obligé de consentir : les deux hommes firent ainsi le siège de Tarascon. qu’ils emportèrent, puis marchèrent sur Aix et Arles ; mais le pape excommunia du Guesclin. Celui-ci retourna en Espagne et réussit, par sa victoire de Montiel, à rétablir Trastamare sur le trône de Castille. Le 2 octobre 1370, du Guesclin est nommé par Charles V connétable de France ; il entreprend alors systématiquement la reconquête du royaume sur les Anglais, appuyé par la flotte castillane : d’abord en Poitou-Saintonge (1370-1372), puis en Bretagne et en Aquitaine. Quand la maladie et l’épuisement ont raison de ses forces, le 13 juillet 1380, alors qu’il fait le siège de Châteauneuf-de-Randon, en Auvergne, les Anglais n’ont plus sur le continent que Calais, Cherbourg, Brest et une bande côtière entre Bordeaux et Bayonne. Mais le peuple de France pleure le grand capitaine.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:49

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Surnommé le Conquérant mais aussi le Bâtard parce qu’il est le fils illégitime du duc Robert le Magnifique et d’Arlette, fille d’un tanneur de Falaise, Guillaume, duc de Normandie, est le fondateur de la monarchie anglaise moderne. Né vers 1027, il est reconnu comme l’héritier du duché lorsqu’en 1034 Robert part pour Jérusalem et meurt en 1035. Sa minorité est troublée jusqu’en 1047, quand, avec l’aide de son suzerain, Henri Ier, il écrase les seigneurs rebelles au Val-des-Dunes, près de Caen ; il instaure alors, dans tout le duché, la « trêve de Dieu » puis épouse Mathilde, la fille du Comte de Flandre (1053). Dix ans plus tard, il est le maître incontesté de la Normandie, dont il a fait un État féodal modèle qu’il agrandit du Maine, enlevé en 1062, aux Angevins. Cet homme austère, taciturne, réfléchi et opiniâtre, qui n’aime que la politique, la guerre et la chasse, s’occupe alors des affaires anglaises. Déjà, en 1051, son cousin Édouard le Confesseur lui avait promis la succession ; mais, à la mort du roi d’Angleterre, l’assemblée des Saxons désigne Harold, le puissant comte de Sussex. Guillaume décide donc de conquérir le royaume. Il peut compter sur la France, où son beau-père, Baudoin V de Flandre, exerce la tutelle du royaume pendant la minorité de Philippe Ier, et sur l’appui du pape Alexandre II, reconnaissant à Guillaume d’avoir réformé et comblé l’Église normande. Le Bâtard réunit donc une flotte et une armée puissantes (sans doute 650 nefs et 7 000 hommes) à Saint-Valéry-sur-Somme, traverse la Manche, débarque le 29 septembre 1066 sur la plage de Pevensey et, en une seule bataille, le 14 octobre 1066, à Hastings, tue Harrold et bat les Saxons, qui font soumission. Il est reconnu comme roi légitime et couronné, le 25 décembre 1066, à Westminster. Il réorganise alors la société anglaise sur le modèle normand, tout en maintenant la tradition anglo-saxonne des cours locales et des manoirs. Ainsi, il introduit le service d’ost, le serment d’allégeance prêté par tous ses sujets libres ; il se fait représenter dans les comtés par des shérifs — tous normands ou français —, garde pour lui une partie des terres qu’il confisque à la noblesse anglo-saxonne et distribue le reste en fiefs à ses chevaliers. Enfin, il organise l’Église, à la tête de laquelle il place son ami Lanfranc comme archevêque de Canterbury.

Au terme de cette oeuvre capitale, il meurt, en 1087, des suites d’une chute de cheval. Considérant l’union des deux États comme passagère, il lègue la Normandie à son fils aîné, Robert Courteheuse, et l’Angleterre au cadet, Guillaume le Roux, mais c’est son dernier fils, Henri Beauclerc, qui rétablit à son profit l’union anglo-normande en 1106.

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 22:09

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Richard II (r. 1377-1399)

History of the Monarchy

Edward III's son, the Black Prince, died in 1376. The king's grandson, Richard II, succeeded to the throne aged 10, on Edward's death.

In 1381 the Peasants' Revolt broke out and Richard, aged 14, bravely rode out to meet the rebels at Smithfield, London. Wat Tyler, the principal leader of the peasants, was killed and the uprisings in the rest of the country were crushed over the next few weeks (Richard was later forced by his Council's advice to rescind the pardons he had given).

Highly cultured, Richard was one of the greatest royal patrons of the arts; patron of Chaucer, it was Richard who ordered the technically innovative transformation of the Norman Westminster Hall to what it is today. (Built between 1097 and 1099 by William II, the Hall was the ceremonial and administrative centre of the kingdom; it also housed the Courts of Justice until 1882.)

Richard's authoritarian approach upset vested interests, and his increasing dependence on favourites provoked resentment. In 1388 the 'Merciless Parliament', led by a group of lords hostile to Richard (headed by the King's uncle, Gloucester), sentenced many of the king's favourites to death and forced Richard to renew his coronation oath. The death of his first queen, Anne of Bohemia, in 1394 further isolated Richard, and his subsequent arbitrary behaviour alienated people further.

Richard took his revenge in 1397, arresting or banishing many of his opponents; his cousin, Henry of Bolingbroke, was also subsequently banished. On the death of Henry's father, John of Gaunt (a younger son of Edward III), Richard confiscated the vast properties of his Duchy of Lancaster (which amounted to a state within a state) and divided them among his supporters.

Richard pursued policies of peace with France (his second wife was Isabella of Valois); Richard still called himself king of France and refused to give up Calais, but his reign was concurrent with a 28 year truce in the Hundred Years War. His expeditions to Ireland failed to reconcile the Anglo-Irish lords with the Gaels.

In 1399, whilst Richard was in Ireland, Henry of Bolingbroke returned to claim his father's inheritance. Supported by some of the leading baronial families (including Richard's former Archbishop of Canterbury), Henry captured and deposed Richard. Bolingbroke was crowned King as Henry IV.

Risings in support of Richard led to his murder in Pontefract Castle; Henry V subsequently had his body buried in Westminster Abbey.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:57

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Edward III (r. 1327-1377)
History of the Monarchy

Edward III was 14 when he was crowned King and assumed government in his own right in 1330. In 1337, Edward created the Duchy of Cornwall to provide the heir to the throne with an income independent of the sovereign or the state. An able soldier, and an inspiring leader, Edward founded the Order of the Garter in 1348.

At the beginning of the Hundred Years War in 1337, actual campaigning started when the King invaded France in 1339 and laid claim to the throne of France. Following a sea victory at Sluys in 1340, Edward overran Brittany in 1342 and in 1346 he landed in Normandy, defeating the French King, Philip VI, at the Battle of Crécy and his son Edward (the Black Prince) repeated his success at Poitiers (1356).

By 1360 Edward controlled over a quarter of France. His successes consolidated the support of the nobles, lessened criticism of the taxes, and improved relations with Parliament.

However, under the 1375 Treaty of Bruges the French King, Charles V, reversed most of the English conquests; Calais and a coastal strip near Bordeaux were Edward's only lasting gain.

Failure abroad provoked criticism at home. The Black Death plague outbreaks of 1348-9, 1361-2 and 1369 inflicted severe social dislocation (the King lost a daughter to the plague) and caused deflation; severe laws were introduced to attempt to fix wages and prices.

In 1376, the 'Good Parliament' (which saw the election of the first Speaker to represent the Commons) attacked the high taxes and criticised the King's advisers. The ageing King withdrew to Windsor for the rest of his reign, eventually dying at Sheen Palace, Surrey.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:54

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Edward II (r. 1307-1327)
History of the Monarchy

Edward II had few of the qualities that made a successful medieval king. Edward surrounded himself with favourites (the best known being a Gascon, Piers Gaveston), and the barons, feeling excluded from power, rebelled. Throughout his reign, different baronial groups struggled to gain power and control the King.

The nobles' ordinances of 1311, which attempted to limit royal control of finance and appointments, were counteracted by Edward. Large debts (many inherited) and the Scots' victory at Bannockburn by Robert the Bruce in 1314 made Edward more unpopular.

Edward's victory in a civil war (1321-2) and such measures as the 1326 ordinance (a protectionist measure which set up compulsory markets or staples in 14 English, Welsh and Irish towns for the wool trade) did not lead to any compromise between the King and the nobles.

Finally, in 1326, Edward's wife, Isabella of France, led an invasion against her husband. In 1327 Edward was made to renounce the throne in favour of his son Edward (the first time that an anointed king of England had been dethroned since Ethelred in 1013). Edward II was later murdered at Berkeley Castle.

 

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 21:46

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Edward I 'Longshanks' (r. 1272-1307)
History of the Monarchy

Born in June 1239 at Westminster, Edward was named by his father Henry III after the last Anglo Saxon king (and his father's favourite saint), Edward the Confessor.

Edward's parents were renowned for their patronage of the arts (his mother, Eleanor of Provence, encouraged Henry III to spend money on the arts, which included the rebuilding of Westminster Abbey and a still-extant magnificent shrine to house the body of Edward the Confessor). As a result, Edward received a disciplined education - reading and writing in Latin and French, with training in the arts, sciences and music.

In 1254, Edward travelled to Spain for an arranged marriage at the age of 15 to 9-year-old Eleanor of Castile. Just before Edward's marriage, Henry III gave him the duchy of Gascony, one of the few remnants of the once vast French possessions of the English Angevin kings.

Gascony was part of a package which included parts of Ireland, the Channel Islands and the King's lands in Wales to provide an income for Edward. Edward then spent a year in Gascony, studying its administration.

Edward spent his young adulthood learning harsh lessons from Henry III's failures as a king, culminating in a civil war in which he fought to defend his father. Henry's ill-judged and expensive intervention in Sicilian affairs (lured by the Pope's offer of the Sicilian crown to Henry's younger son) failed, and aroused the anger of powerful barons including Henry's brother-in-law Simon de Montfort.

Bankrupt and threatened with excommunication, Henry was forced to agree to the Provisions of Oxford in 1258, under which his debts were paid in exchange for substantial reforms; a Great Council of 24, partly nominated by the barons, assumed the functions of the King's Council.

Henry repudiated the Provisions in 1261 and sought the help of the French king Louis IX (later known as St Louis for his piety and other qualities). This was the only time Edward was tempted to side with his charismatic and politically ruthless godfather Simon de Montfort - he supported holding a Parliament in his father's absence.

However, by the time Louis IX decided to side with Henry in the dispute and civil war broke out in England in 1263, Edward had returned to his father's side and became de Montfort's greatest enemy.

After winning the battle of Lewes in 1264 (after which Edward became a hostage to ensure his father abided by the terms of the peace), de Montfort summoned the Great Parliament in 1265 - this was the first time cities and burghs sent representatives to the parliament. (Historians differ as to whether de Montfort was an enlightened liberal reformer or an unscrupulous opportunist using any means to advance himself.)

In May 1265, Edward escaped from tight supervision whilst hunting. On 4 August, Edward and his allies outmanoeuvred de Montfort in a savage battle at Evesham; de Montfort predicted his own defeat and death 'let us commend our souls to God, because our bodies are theirs ... they are approaching wisely, they learned this from me.'

With the end of the civil war, Edward worked hard at social and political reconciliation between his father and the rebels, and by 1267 the realm had been pacified.

In April 1270 Parliament agreed an unprecedented levy of one-twentieth of every citizen's goods and possessions to finance Edward's Crusade to the Holy Lands. Edward left England in August 1270 to join the highly respected French king Louis IX on Crusade.

At a time when popes were using the crusading ideal to further their own political ends in Italy and elsewhere, Edward and King Louis were the last crusaders in the medieval tradition of aiming to recover the Holy Lands.

Louis died of the plague in Tunis before Edward's arrival, and the French forces were bought off from pursuing their campaign. Edward decided to continue regardless: 'by the blood of God, though all my fellow soldiers and countrymen desert me, I will enter Acre ... and I will keep my word and my oath to the death'.

Edward arrived in Acre in May 1271 with 1,000 knights; his crusade was to prove an anticlimax. Edward's small force limited him to the relief of Acre and a handful of raids, and divisions amongst the international force of Christian Crusaders led to Edward's compromise truce with the Baibars.

In June 1272, Edward survived a murder attempt by an Assassin (an order of Shi'ite Muslims) and left for Sicily later in the year. He was never to return on crusade.

Meanwhile, Henry III died on 16 November 1272. Edward succeeded to the throne without opposition - given his track record in military ability and his proven determination to give peace to the country, enhanced by his magnified exploits on crusade.

In Edward's absence, a proclamation in his name delcared that he had succeeded by hereditary right, and the barons swore allegeiance to him. Edward finally arrived in London in August 1274 and was crowned at Westminster Abbey. Aged 35, he was a veteran warrior ('the best lance in all the world', according to contemporaries), a leader with energy and vision, and with a formidable temper.

Edward was determined to enforce English kings' claims to primacy in the British Isles. The first part of his reign was dominated by Wales. At that time, Wales consisted of a number of disunited small Welsh princedoms; the South Welsh princes were in uneasy alliance with the Marcher lords (feudal earldoms and baronies set up by the Norman kings to protect the English border against Welsh raids) against the Northern Welsh based in the rocky wilds of Gwynedd, under the strong leadership of Llywelyn ap Gruffyd, Prince of Gwynedd.

In 1247, under the Treaty of Woodstock, Llywelyn had agreed that he held North Wales in fee to the English king. By 1272, Llywelyn had taken advantage of the English civil wars to consolidate his position, and the Peace of Montgomery (1267) had confirmed his title as Prince of Wales and recognised his conquests.

However, Llywelyn maintained that the rights of his principality were 'entirely separate from the rights' of England; he did not attend Edward's coronation and refused to do homage. Finally, in 1277 Edward decided to fight Llywelyn 'as a rebel and disturber of the peace', and quickly defeated him. War broke out again in 1282 when Llywelyn joined his brother David in rebellion.

Edward's determination, military experience and skilful use of ships brought from England for deployment along the North Welsh coast, drove Llywelyn back into the mountains of North Wales. The death of Llywelyn in a chance battle in 1282 and the subsequent execution of his brother David effectively ended attempts at Welsh independence.

Under the Statute of Wales of 1284, Wales was brought into the English legal framework and the shire system was extended. In the same year, a son was born in Wales to Edward and Queen Eleanor (also named Edward, this future king was proclaimed the first English Prince of Wales in 1301).

The Welsh campaign had produced one of the largest armies ever assembled by an English king - some 15,000 infantry (including 9,000 Welsh and a Gascon contingent); the army was a formidable combination of heavy Anglo-Norman cavalry and Welsh archers, whose longbow skills laid the foundations of later military victories in France such as that at Agincourt.

As symbols of his military strength and political authority, Edward spent some £80,000 on a network of castles and lesser strongholds in North Wales, employing a work-force of up to 3,500 men drawn from all over England. (Some castles, such as Conway and Caernarvon, remain in their ruined layouts today, as examples of fortresses integrated with fortified towns.)

Edward's campaign in Wales was based on his determination to ensure peace and extend royal authority, and it had broad support in England. Edward saw the need to widen support among lesser landowners and the merchants and traders of the towns. The campaigns in Wales, France and Scotland left Edward deeply in debt, and the taxation required to meet those debts meant enrolling national support for his policies.


To raise money, Edward summoned Parliament - up to 1286 he summoned Parliaments twice a year. (The word 'Parliament' came from the 'parley' or talks which the King had with larger groups of advisers.) In 1295, when money was needed to wage war against Philip of France (who had confiscated the duchy of Gascony), Edward summoned the most comprehensive assembly ever summoned in England.

This became known as the Model Parliament, for it represented various estates: barons, clergy, and knights and townspeople. By the end of Edward's reign, Parliament usually contained representatives of all these estates.

Edward used his royal authority to establish the rights of the Crown at the expense of traditional feudal privileges, to promote the uniform administration of justice, to raise income to meet the costs of war and government, and to codify the legal system.

In doing so, his methods emphasised the role of Parliament and the common law. With the able help of his Chancellor, Robert Burnell, Bishop of Bath and Wells, Edward introduced much new legislation.

He began by commissioning a thorough survey of local government (with the results entered into documents known as the Hundred Rolls), which not only defined royal rights and possessions but also revealed administrative abuses.

The First Statute of Westminster (1275) codified 51 existing laws - many originating from Magna Carta - covering areas ranging from extortion by royal officers, lawyers and bailiffs, methods of procedure in civil and criminal cases to freedom of elections.

Edward's first Parliament also enacted legislation on wool, England's most important export at the time. At the request of the merchants, Edward was given a customs grant on wool and hides which amounted to nearly £10,000 a year. Edward also obtained income from the licence fees imposed by the Statute of Mortmain (1279), under which gifts of land to the Church (often made to evade death duties) had to have a royal licence.

The Statutes of Gloucester (1278) and Quo Warranto (1290) attempted to define and regulate feudal jurisdictions, which were an obstacle to royal authority and to a uniform system of justice for all; the Statute of Winchester (1285) codified the policing system for preserving public order.

Other statutes had a long-term effect on land law and on the feudal framework in England. The Second Statute of Westminster (1285) restricted the alienation of land and kept entailed estates within families: tenants were only tenants for life and not able to sell the property to others. The Third Statute of Westminster or Quia Emptores (1290) stopped subinfeudation (in which tenants of land belonging to the King or to barons subcontracted their properties and related feudal services).

Edward's assertion that the King of Scotland owed feudal allegiance to him, and the embittered Anglo-Scottish relations leading to war which followed, were to overshadow the rest of Edward's reign in what was to become known as the 'Great Cause'.

Under a treaty of 1174, William the Lion of Scotland had become the vassal to Henry II, but in 1189 Richard I had absolved William from his allegiance. Intermarriage between the English and Scottish royal houses promoted peace between the two countries until the premature death of Alexander III in 1286.

In 1290, his granddaughter and heiress, Margaret the 'Maid of Norway' (daughter of the King of Norway, she was pledged to be married to Edward's then only surviving son, Edward of Caernarvon), also died.

For Edward, this dynastic blow was made worse by the death in the same year of his much-loved wife Eleanor (her body was ceremonially carried from Lincoln to Westminster for burial, and a memorial cross erected at every one of the twelve resting places, including what became known as Charing Cross in London).

In the absence of an obvious heir to the Scottish throne, the disunited Scottish magnates invited Edward to determine the dispute. In order to gain acceptance of his authority in reaching a verdict, Edward sought and obtained recognition from the rival claimants that he had the 'sovereign lordship of Scotland and the right to determine our several pretensions'.

In November 1292, Edward and his 104 assessors gave the whole kingdom to John Balliol or Baliol as the claimant closest to the royal line; Balliol duly swore loyalty to Edward and was crowned at Scone.

John Balliol's position proved difficult. Edward insisted that Scotland was not independent and he, as sovereign lord, had the right to hear in England appeals against Balliol's judgements in Scotland.

In 1294, Balliol lost authority amongst Scottish magnates by going to Westminster after receiving a summons from Edward; the magnates decided to seek allies in France and concluded the 'Auld Alliance' with France (then at war with England over the duchy of Gascony) - an alliance which was to influence Scottish history for the next 300 years.

In March 1296, having failed to negotiate a settlement, the English led by Edward sacked the city of Berwick near the River Tweed. Balliol formally renounced his homage to Edward in April 1296, speaking of 'grievous and intolerable injuries ... for instance by summoning us outside our realm ... as your own whim dictated ... and so ... we renounce the fealty and homage which we have done to you'.

Pausing to design and start the rebuilding of Berwick as the financial capital of the country, Edward's forces overran remaining Scottish resistance. Scots leaders were taken hostage, and Edinburgh Castle, amongst others, was seized. Balliol surrendered his realm and spent the rest of his life in exile in England and Normandy.

Having humiliated Balliol, Edward's insensitive policies in Scotland continued: he appointed a trio of Englishmen to run the country. Edward had the Stone of Scone - also known as the Stone of Destiny - on which Scottish sovereigns had been crowned removed to London and subsequently placed in the Coronation Chair in Westminster Abbey (where it remained until it was returned to Scotland in 1996). Edward never built stone castles on strategic sites in Scotland, as he had done so successfully in Wales - possibly because he did not have the funds for another ambitious castle-building programme.

By 1297, Edward was facing the biggest crisis in his reign, and his commitments outweighed his resources. Chronic debts were being incurred by wars against France, in Flanders, Gascony and Wales as well as Scotland; the clergy were refusing to pay their share of the costs, with the Archbishop of Canterbury threatening excommunication; Parliament was reluctant to contribute to Edward's expensive and unsuccessful military policies; the Earls of Hereford and Norfolk refused to serve in Gascony, and the barons presented a formal statement of their grievances.

In the end, Edward was forced to reconfirm the Charters (including Magna Carta) to obtain the money he required; the Archbishop was eventually suspended in 1306 by the new Gascon Pope Clement V; a truce was declared with France in 1297, followed by a peace treaty in 1303 under which the French king restored the duchy of Gascony to Edward.

In Scotland, Edward pursued a series of campaigns from 1298 onwards. William Wallace had risen in Balliol's name and recovered most of Scotland, before being defeated by Edward at the battle of Falkirk in 1298. Wallace escaped, only to be captured in 1305, allegedly by the treachery of a fellow Scot and taken to London, where he was executed.

In 1304, Edward summoned a full Parliament (which elected Scottish representatives also attended), in which arrangements for the settlement of Scotland were made. The new government in Scotland featured a Council, which included Robert the Bruce. Bruce unexpectedly rebelled in 1306 by killing a fellow counsellor and was crowned king of Scotland at Scone. Despite his failing health, Edward was carried north to pursue another campaign, but he died en route at Burgh on Sands on 7 July 1307 aged 68.

According to chroniclers, Edward requested that his bones should be carried on Scottish campaigns and that his heart be taken to the Holy Land. However, Edward was buried at Westminster Abbey in a plain black marble tomb, which in later years was painted with the words Scottorum malleus (Hammer of the Scots) and Pactum serva (Keep troth).

Throughout the fourteenth and fifteenth centuries, the Exchequer paid to keep candles burning 'round the body of the Lord Edward, formerly King of England, of famous memory'.

 

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