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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 16:01

source : www.academie-francaise.fr

 

 

 

Louis-Hubert LYAUTEY(1854-1934)

Élu en 1912 au fauteuil 14

Grand officier de la Légion d'honneur
Médaille militaire


Militaire
Biographie

Né à Nancy, le 17 novembre 1854.
Comme nombre de ses ancêtres, Hubert Lyautey se destina très tôt à la carrière militaire et entra à Saint-Cyr en 1873. Après avoir poursuivi sa formation à l’école de guerre, il fut envoyé en Algérie où il demeura deux ans comme officier de cavalerie. Rentré en Europe, Lyautey rendit visite dans son exil au comte de Chambord, pour lui témoigner son dévouement. Mais, devant la division et la faiblesse des royalistes, ce légitimiste de cœur devait cependant se rallier, par raison, à la République.
En 1894, Hubert Lyautey, qui était appelé à accomplir l’essentiel de sa carrière hors de la métropole, quitta de nouveau la France pour le Tonkin d’abord, puis pour Madagascar, en 1897, où il partit avec Gallieni. Devenu colonel, en 1900, Lyautey parvint à pacifier la région et à en favoriser le développement économique.
En 1903, il fut appelé par le gouverneur général Jonnart, en Algérie. Œuvrant avec efficacité pour le maintien de la paix, il y reçut ses étoiles de général. En 1912 enfin, celui qu’on allait surnommer Lyautey l’Africain devenait le premier résident général de France au Maroc. Il donna là toute la mesure de son génie de stratège et de grand administrateur. Ayant pris rapidement une connaissance parfaite de la région, du terrain et des mœurs comme des tribus, il fut soucieux de respecter la religion islamique dont il s’instruisit, et de respecter aussi la personne du sultan, Commandeur des croyants. Il sut s’attirer la confiance des élites locales, prenant dans son sens exact le terme de protectorat. Il sut pacifier et il sut bâtir, créant notamment avec Casablanca les premières structures du Maroc moderne.
Pendant la première guerre mondiale, il quitta temporairement ses fonctions pour devenir, entre décembre 1916 et mars 1917, ministre de la Guerre dans le cabinet Briand. Après avoir regagné le Maroc, il fut fait, en 1921, maréchal de France. Mais l’hostilité du cartel des gauches lui ôta, durant le gouvernement Painlevé, le commandement des troupes engagées contre la rébellion d’Abd-el-Krim pour les confier à Pétain, ce qui le conduisit à donner sa démission et à rentrer définitivement en France, en 1925. Il y remplit, avant de mourir, une dernière mission : l’organisation de l’Exposition coloniale de 1931.
Caractère exceptionnel, doué d’une remarquable intelligence dans l’action, Hubert Lyautey consacra quelques ouvrages au métier militaire. L’essai qu’il publia en 1891 dans La Revue des deux mondes, « Du rôle social de l’officier dans le service militaire universel », dans lequel il faisait connaître sa conception humaniste de l’armée, eut un grand retentissement et influença toute une génération d’officiers. Il développa ces thèmes dans un ouvrage, Le rôle social de l’armée (1900), et publia également Dans le sud de Madagascar, pénétration militaire, situation politique et économique (1903), le fruit de son expérience coloniale.
Hubert Lyautey n’était pas encore maréchal de France quand il fut élu à l’Académie française, le 31 octobre 1912, au fauteuil d’Henry Houssaye par 27 voix. Il ne fut reçu qu’après la guerre, le 8 juillet 1920, par Mgr Duchesne.
Mort en France, le 27 juillet 1934, Lyautey fut enseveli à Rabat. En 1961, sa dépouille devait être ramenée en France pour être déposée aux Invalides.

 

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 11:24

source : http://www.digitalcongo.net

 

Kinshasa, 09/10/2008 / Culture

 
« Il serait judicieux de mieux faire valoir la culture du royaume Téké et celle des peu-ples du Congo à l’époque de cette rencontre ». Fondée le 3 octobre 1880 par le franco-italien Pierre Savorgnan De Brazza, la ville de Braz­zaville a célébré le 3 octobre der­nier ses 128 ans d’existence qui out coïncide avec le 2ème anni­versaire du mémorial Savorgnan De Brazza.

Ce double évène­ment a été agrémenté par les sons des groupes musicaux mo­dernes et traditionnels. C’est le 10 septembre 1880 au village teke de Mbé que l’explorateur Pierre Savorgnan De Brazza a signé le traité de protectorat avec le Roi Makoko Iloo. Après plus d’un siècle, les autorités congolaises et françai­ses ont décidé de satisfaire le voeu de De Brazza de reposer pour l’éternité dans sa ville épo­nyme.

Le 3 octobre 2006, les présidents Sassou Nguesso de la République du Congo et Bongo Odimba du Gabon ont procédé à l’inauguration du mémorial Sa­vorgnan De Brazza, à l’arrondis­sement de Bakongo, qui abrite depuis lors, les restes de l’illus­tre personnage et de sa famille. Le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza représente non seule­ment  haut lieu culturel niais aussi touristique. Le ministre de la Culture et des Arts, Jean Claude Gakosso a indiqué que le Gouvernement percevait parfaire ce projet en construisant les unités restantes entre autres, un amphithéâtre, une bibliothèque et un musée. L’ambassadeur de France au Congo Nicolas Nor­mand vient de signer un accord de coopération avec le mémorial De Brazza, qui engage la France à participer aux activités cultu­relles de ce temple d’histoire.

“ Il serait judicieux de mieux faire valoir la culture du royaume Téké et celle des peu­ples du Congo à l’époque de cette rencontre. Ceci rejoin­drait notre intérêt moderne que l’avait déjà pressenti Savorgnan De Brazza pour 1’anthro­pologie, la connaissance des cultures humaines.S’y ajoute aussi l’admiration esthétique pour les créations rituelles et artistiques des peuples d’Afri­que équatoriale ”, a déclaré le diplomate français.Le ministre de la Culture et des Arts, M. Jean- Claude Gakosso a estimé que par l’intelligence partagée, le dialo­gue des cultures, le bannissement des préjugés et le respect de la diversité, les Européens et les Africains devraient transformer la douloureuse histoire coloniale en un lien de solidarité fraternelle.

“ A la vanité d’une époque et aux avatars de l’histoire, nous devons substituer la générosité humaine et la tolérance mu­tuelle. Telle est en substance, l’une des derrières volontés que me confiait, avant de s’éteindre, M.Deltamo Pirzio Biroli, illustre descendant de Pierre Savorgnan De Brazza que nous avons vu à Mbé aux côtés du Roi Makoko et dont les cendres vont être transfé­rées au mémorial ”, a dit le mi­nistre, il y a de cela deux ans.

(BT/Ern./BT/Yes)
Le Potentiel
Last edited: 09/10/2008 17:30:49
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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 11:20

source : http://www.afriquechos.ch/

 

Mémorial de Savorgnan de Brazza : l’hommage d’une ville à son fondateur
 
lundi 7 janvier 2008 Christian W.Diankabakana (AEM), Envoyé spécial à Brazzaville
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«  L’ouvrier qui transporte une à une la pierre n’a pas à se soucier quand s’achèvera son œuvre ». Le propos est de Pierre Savorgnan de Brazza lors de son exploration au Congo. Ce pays s’est souvenu de ce Français jugé humaniste pendant la période coloniale et lui a consacré un mémorial controversé principalement pour son coût mais que ses défenseurs présentent comme une évocation nécessaire de l’histoire du pays et un site touristique


Cet édifice mémorial a été érigé en plein centre de Brazzaville, suite à la demande, auprès des autorités congolaises, du Professeur Detalmo Pirzio Biroli, petit neveu de Pierre Savorgnan de Brazza, de voir transférer les restes mortels de son aïeul d’Alger à Brazzaville. En souscrivant à cette demande, les autorités congolaises ont affirmé vouloir rendre solennellement hommage au fondateur de la ville de Brazzaville, autrefois capitale de la France libre en 1940.

Pour mémoire, Pierre Savorgnan de Brazza découvrit la rive droite du Congo en 1875, au terme d’une première épopée audacieuse à travers des vastes étendues de savanes et forêts inconnues baignées des cours d’eau et rivières. De Brazza et Makoko 1er, roi des Tékés ont signé un traité le 10 septembre 1880 qui allait sceller les relations particulières de la France et du Congo.

Dans cet édifice culturel, dirigé par Madame Bélinda Ayessa, directrice et chargée des relations publiques, l’on contempler les restes mortels de P.S de Brazza et de sa famille. Dans le hall, des images et des témoignages révèlent la hardiesse étonnante de ce jeune homme qui, à 23 ans, décida d’aller à la découverte du centre de l’Afrique.| De notre envoyé spécial à Brazzaville, Christian Wilfrid Diankabakana

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 11:03

source : http://www.presidence.cg/

 

Ad Vitam Eternam :Inauguration du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, un évènement hautement symbolique aux couleurs très rehaussées.
BRAZZAVILLE (Congo) oct 3 – En présidant ce mardi 3 octobre 2006,  la cérémonie de ré-inhumation des restes mortels de l’explorateur français au Congo, Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille en présence des présidents Omar Bongo du Gabon, François Bozizé de la Centrafrique et du ministre français des affaires étrangères, Philippe Douste Blazy représentant le président Jacques Chirac, Denis Sassou-Nguesso a, une fois de plus, marqué de son emprunte, l’histoire du Congo. Ce monument historique qui vient valoriser cette zone naguère marécageuse et insalubre à proximité de la Mairie de Brazzaville, ajoutera à la fierté et à la beauté de la belle ville capitale qui a toujours bien porté son nom, un point de plus aux symboles pleins de sens et de significations.Coupure du ruban du mémorial Pierre Savorgnan de Brazza

 

Six cercueils ont ainsi été placés définitivement pour cette fois dans des endroits aménagés dans le Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, gigantesque bâtiment de marbre de 4 niveaux qui a coûté plus de 6 millions d’Euros financés par trois pays: le Congo, le Gabon et la France.

Il s’agit des cercueils contenant les restes de: Pierre Savorgnan De Brazza, de son épouse Marie Thérèse Pineton de Brazza Chambrun, et de leurs quatre enfants: Jacques Adolphe Antoine, Charles, Antoine Connard et Marthe E.P Borashi.

Pierre Savorgnan de Brazza et les membres de sa famille reposaient depuis 126 ans dans un cimetière à Alger. A présent ils retrouvent l’éternité sur les rives de ce majestueux fleuve Congo qui émerveillé la jeunesse de l’explorateur humaniste.

Intervenant à cette occasion, Philippe Douste-Blazy, ministre français des affaires étrangères, a exprimé sa satisfaction de voir les restes de Brazza  de retour au Congo comme l’avait souhaité ce dernier et sa famille dont un échantillon de 10 arrières petits fils, tous résidants en Italie, ont fait le déplacement de Brazzaville pour assister à la cérémonie.Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza

Pour Douste-Blazy, De Brazza est une «figure exceptionnelle, un visionnaire, un humaniste» qui a toujours refusé la violence et recherché la justice.

«Le message qu’il nous lègue est lié à cette exigence: celle de l’invention d’un nouveau partenariat, de nouvelles relations, équilibrées, respectueuses et confiantes entre les continents» a dit Douste-Blazy.

Prenant la parole à son tour, Me Aimé Emmanuel Yoka, ministre d’Etat, directeur de cabinet du Chef de l’Etat congolais et président de la Fondation Pierre Savorgnan de Brazza a justifié la décision du gouvernement congolais de transférer ces restes à Brazzaville.

«L’évènement de ce jour est en effet d’une portée historique considérable, imprégnée d’une très forte charge émotionnelle, un évènement qui se présente en réalité comme une interpellation, une invitation pressante de notre conscience à revisiter les carnets de la politique coloniale de la France, non pour la mettre en examen (il y a d’autres tribunes et cercles pour ce genre d’activités cérébrales) mais pour toujours faire face aux mouvements des faits, produits divers et pluriels de l’activité humaine» a dit Me Aimé Emmanuel Yoka.

Selon Me. Aimé Emmanuel Yoka, le Congo ne «fait que exhausser les dernières volontés de Congolais de cœur qui a vécu 20 années au Congo et fondé Brazzaville».

 Tour à tour, les arrières petits-fils de De Brazza ont saisi l’occasion pour exprimer leurs remerciements au Congo, au Gabon et à la France pour avoir permis la réalisation des vœux de leur ancêtre Pierre Savorgnan De Brazza.

Parmi ces remerciements, ceux de Mlle Isabelle Ronvaux, nièce de 4è génération de Maddilena Savorgan, sœur de Pierre De Brazza.

«J’ai 23 ans, l’âge qu’avait de Brazza lorsqu’il est arrivé ici au Congo. Je suis contente pour son retour dans cette terre d’Afrique centrale qu’il a tant aimée. De Brazza incarne des valeurs de fraternité, de liberté, de compréhension, de tolérance et de dialogue entre les peuples. Ces valeurs dépassent les frontières familiales et je souhaitent qu’elles soient partagées par tous les Congolais» a t  -elle dit.

Un autre arrière parent, Pierre Antoine de Chambrun, arrière petit fils de Thérèse De Brazza (épouse de Savorgnan de Brazza) qui n’a pas pu contenir ses larmes devant l’assistance, a demander au Congolais de «bien garder De Brazza et sa familles».Vue du fleuve Congo

«Maintenant Pierre Savorgnan de Brazza est ici à Brazzaville avec vous. Gardez-le bien car il vous guidera sur la voie de la paix» a-t-il dit.

Les restes de de Brazza et de sa famille ont été rapatriés d’Alger et sont arrivés à Brazzaville ce lundi 2 octobre après un bref séjour à Franceville pour rappeler le parcours de l’ancêtre explorateur. A présent son spectre peut contempler pour l’éternité les rives du majestueux fleuve de sa jeunesse.

De Brazza, explorateur français d’origine italienne a permis à la France de prendre possession du Congo grâce à un traité de paix signé en 1880 avec le roi Illoo Makoko. Il est décédé en 1905 à Dakar et enterré à Alger.

Mkct/LPOk

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:47
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La construction de la légendeBrazza par Monchablon

“La grande et noble figure de Brazza appartient à l’histoire d’hier, et pourtant elle revêt déjà l’aspect presque légendaire de la figure d’un Bayard ou de quelque preux chevalier du temps jadis. C’est que, si l’homme était de notre génération, son œuvre présente le caractère d’une épopée qui nous paraît reculée dans le temps par son allure merveilleuse qu’elle fut lointaine dans l’espace”.
(Maurice Delafosse)
 
Après la débâcle de 1871, la Troisième République a besoin de nouveaux héros pour sa propagande. Brazza, officier de marine aristocrate, incarne cet élégant héros, désintéressé, tout au service de la grandeur de la France dans d’exotiques et lointaines contrées. C’est Brazza l’Africain, le libérateur d‘esclaves, l’apôtre de la paix, de la civilisation et de l’anti-esclavagisme que l’iconographie de l’époque privilégie.
 
    
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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 17:25

source : http://www.historia.fr

 

Cédric Michon, maître de conférences en histoire moderne à l'Université du Maine. 24/09/2009 - 754

 

C'est avec plusieurs décennies de retard par rapport aux royaumes ibériques que la France, dotée de bons ports et de grands marins, envoie ses premiers explorateurs à l'assaut des océans (Verrazano, 1524 ; Jacques Cartier, 1534, 1535 et 1541). Les premières tentatives de colonisation dans la baie de Rio de Janeiro (1560) et en Floride (1562-1568) sont un échec dû en grande partie à l'hostilité des Espagnols et des Portugais. Interrompues par les guerres de Religion, les explorations reprennent, soutenues notamment par Richelieu puis par Colbert. Les Français prennent alors pied au Canada, dans les Caraïbes, en Guyane, en Méditerranée, le long des côtes africaines et dans l'océan Indien. Après un premier recul au profit de l'Angleterre en 1713 (perte de la baie d'Hudson, de Terre-Neuve et de l'Acadie), ce premier empire français atteint son apogée au milieu du XVIIIe siècle avec deux vastes ensembles, en Amérique du Nord et en Inde. Mais le traité de Paris (1763) signifie la perte des colonies américaines, de certaines îles des Antilles, des comptoirs du Sénégal, et ne laisse à la France que cinq comptoirs en Inde. Au terme de la guerre d'indépendance américaine, le traité de Versailles (1783) rend à la France les comptoirs du Sénégal et les droits de pêche au large de Terre-Neuve. La Révolution française achève la dissolution de ce premier empire colonial français.

À la Restauration, la France récupère des débris de son empire, et avec la monarchie de Juillet débute la colonisation de l'Algérie (1840), conquise dix ans plus tôt. Elle accroît la présence de sa flotte sur les côtes africaines, dans l'océan Indien et dans le Pacifique. L'expansion reprend au Second Empire, fait une pause après la défaite de 1871, et sous la IIIe République se met alors en place le second empire colonial français.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:54

source : http://www.historia.fr

 

La jeunesse de Samuel Champlain est mal connue. Né à Brouage, en Saintonge, vers 1567, d’un père officier de marine, il semble avoir combattu, lors des guerres de Religion, contre la Ligue. En tout cas, il navigue sur l’Atlantique vers les années 1598-1600 et participe, à titre privé, à un voyage commercial au Canada en 1603, voyage qui lui permet de remonter le Saint-Laurent et de reconnaître le site de Québec. Un deuxième voyage intervient en 1604 avec un certain Pierre du Gua de Monts, qui a obtenu le privilège de la traite en échange de l’installation de colons en Nouvelle-France. C’est l’occasion, pendant trois ans, de reconnaître l’Acadie et tout le littoral de la future Nouvelle-Angleterre jusqu’au cap Cod.

Champlain repart de nouveau en 1608, nanti de fonctions officielles, cette fois. Il est le lieutenant de De Monts et, le 3 juillet, c’est la fondation d’une « habitation » au site de Québec. À partir de cette base, Champlain devient l’adjoint du lieutenant général en Nouvelle-France, d’abord Charles de Bourbon, puis le prince Henri de Condé. Il multiplie, au cours de plusieurs séjours, les voyages d’exploration. Allié des Hurons, fréquemment en butte à l’hostilité des Iroquois, Champlain découvre ainsi le lac Huron et la partie orientale du lac Ontario. En 1611, il fait choix du lieu où s’élèvera Montréal.

Revenu en France, après plusieurs voyages successifs, Champlain adresse au roi un mémoire où il vante les mérites de la Nouvelle-France. Convaincu qu’il ne s’agit encore que d’une escale sur la route de l’Extrême-Orient, il insiste sur les profits que rapporterait une douane établie à Québec. Il n’en jette pas moins les bases d’un plan de colonisation de l’immense territoire, tâche à laquelle il se consacre à partir de 1620. C’est ainsi qu’il entreprend de pacifier les tribus indiennes, d’apaiser les querelles entre traitants. Il fait construire des chemins, multiplie les « habitations » et cherche à développer l’agriculture. En 1629, il est enfin promu « commandant de la Nouvelle-France en l’absence du cardinal de Richelieu », qui a placé le pays sous sa juridiction immédiate.

La guerre avec l’Angleterre interrompt alors son ?uvre et Champlain, après un long siège, doit livrer Québec à l’adversaire. Le traité de Saint-Germain-en-Laye (29 mars 1632) restituera le Canada à la France. Un an plus tard, Champlain reprend ses activités, jusqu’à sa mort, qui survient le 25 décembre 1635. La nouvelle colonie, encore embryonnaire, ne compte que cent cinquante personnes. Elle n’en va pas moins constituer le point de départ d’une communauté de plus de six millions d’âmes.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:09

source : http://www.historia.fr

 

Au milieu du XVIIIe siècle, la France dispose d’un magnifique empire colonial comprenant trois grandes parties. Tout d’abord, le Canada, dont l’occupation remonte à Champlain, et la Louisiane explorée par Jolliet, Marquette et Cavelier de La Salle. Les « isles des Antilles » constituent un second ensemble avec la Guadeloupe, la Martinique, la Grenade, Sainte-Lucie, Tobago, Saint-Martin, la Désirade et une partie de Saint-Domingue. En dehors des comptoirs du Sénégal, Saint-Louis, Gorée, Rufisque, la domination française s’exerce dans l’océan Indien par l’intermédiaire de la Compagnie des Indes orientales, qui possède des comptoirs aux Indes et exerce un véritable protectorat sur toute une partie du Dekkan. Cet empire approvisionne la France en produits de luxe, venus des Indes, en fourrures, poissons, fournis par le Canada, en tabac, indigo, café et sucre de canne livrés par les plantations de Louisiane et des « Isles » approvisionnées en esclaves par les comptoirs du Sénégal. Malheureusement, la France manifeste peu d’intérêt pour les colonies. Et au moment où la Grande-Bretagne s’apprête à multiplier les efforts pour s’emparer des possessions françaises ou espagnoles, la marine française n’aligne que 40 vaisseaux contre 125 pour l’Angleterre.

En dépit de l’intervention de l’Espagne et de la réaction de Choiseul en faveur de la marine et des colonies, la France doit céder en 1763, au traité de Paris, le Canada, la Louisiane, ses possessions à l’est du Mississippi, la plupart des Antilles, ses territoires du Sénégal, et renoncer à toute influence dans le Dekkan. Sur le moment, l’essentiel semble sauvé. La France ne conserve-t-elle pas cinq comptoirs en Inde, ainsi que la Martinique, la Guadeloupe et l’îlot de Gorée, bases du précieux trafic atlantique ? L’opinion se rendra compte progressivement de l’étendue du désastre. Cette prise de conscience permettra le redressement de la marine sous Louis XVI et une revanche lors de la guerre de l’Indépendance américaine

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:45

source : http://www.historia.fr

 

Une affaire embrouillée de fourniture de blé impayée est à l’origine des cent trente ans de présence française en Algérie. Le dey d’Alger s’estimait le créancier de la France et manifestait continuellement son irritation. Charles X et Polignac répliquèrent en établissant le blocus devant Alger, puis décidèrent, au début de 1830, d’intervenir militairement, espérant ainsi faire diversion à leurs difficultés intérieures.

Débarqués le 14 juin 1830 à Sidi-Ferruch, les 37 000 hommes commandés par le général de Bourmont s’emparèrent d’Alger (5 juillet), d’Oran et de Bône. Mais les « Trois Glorieuses » emportèrent Charles X. Le général Clauzel, qui remplaça Bourmont, entreprit d’étendre la colonisation, mais fut rapidement rappelé. Divers chefs lui succédèrent, sans politique définie. L’indécision du gouvernement, fruit de son hésitation entre l’occupation de quelques ports et l’extension de la conquête, favorisa l’affirmation d’un adversaire qui sut s’imposer aux tribus de l’Oranais, Abd el-Kader. Il tint en échec, de 1832 à 1843, notre timide implantation dans l’intérieur (défaite de Trézel à La Macta, 28 juin 1835, combat de la Tafna, 27 avril 1836). Par le traité de la Tafna (30 mai 1837), Bugeaud, partisan de « l’occupation restreinte », lui reconnut pratiquement une souveraineté officielle sur une grande partie de l’Algérie occidentale. À l’est, après un premier échec, Constantine fut prise le 13 octobre 1837, et son port, Philippeville, créé en 1838. Mais en novembre 1839, Abd el-Kader rompit le traité, envahit la Mitidja.

Le gouvernement de Louis-Philippe dut se résoudre à la conquête totale. Le 16 mai 1843, le duc d’Aumale s’empara de la « smala », mais Abd el-Kader put passer au Maroc. Bugeaud, par la victoire de l’Isly (14 août 1844), contraignit le sultan à lui retirer son aide. Traqué, refoulé vers les zones arides, l’émir fut réduit par le général de Lamoricière à faire sa soumission. Elle fut reçue le 23 décembre 1847 par le duc d’Aumale, qui avait succédé à Bugeaud. Il faudra encore dix ans pour soumettre l’Aurès, la Kabylie et les oasis du Sud.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:22

source : http://www.historia.fr

 

En 1871, l’Empire colonial français est restreint. En Amérique : quelques Antilles, la Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon. En Afrique : l’Algérie, la vallée du Sénégal, les comptoirs de Guinée, la Réunion, Obock. En Asie, les cinq comptoirs de l’Inde, la Cochinchine, le Cambodge. Dans le Pacifique : la Nouvelle-Calédonie, quelques archipels et Tahiti. Moins d’un demi-siècle plus tard, la France possède un vaste empire, surtout en Afrique et en Extrême-Orient. Cette expansion procède d’un mouvement général que poursuivent toutes les grandes nations industrialisées. Elle n’obéit pas à un plan concerté, bien qu’une doctrine de la colonisation apparaisse au lendemain de la guerre de 1870-1871, qui justifie l’entreprise par une « mission civilisatrice », les intérêts économiques et les avantages stratégiques.

En Extrême-Orient, l’effort porte essentiellement sur le Tonkin et le contrôle du fleuve Rouge, considéré comme la meilleure voie d’accès vers la Chine.

En mer Rouge, cette expansion concerne l’établissement d’une base navale à Djibouti en 1888 et, dans l’océan Indien, la mainmise progressive sur Madagascar.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’expansion coloniale française vise principalement l’ Afrique. A commencer par le Maghreb. La conquête de l’Algérie s’est achevée sous le second Empire et le premier objectif de la IIIe République concerne la Tunisie. Fort de l’assentiment de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne obtenu au congrès de Berlin en 1878, le gouvernement Jules Ferry, à la suite d’un incident de frontière sur les confins algériens, fait débarquer un corps expéditionnaire à Bizerte et oblige le bey de Tunis, par le traité du Bardo, à reconnaître le protectorat de la France (12 mai 1881). Si une insurrection entraîne l’envoi d’un second corps expéditionnaire et la démission du cabinet Jules Ferry, le protectorat n’en est pas moins confirmé par la convention de la Marsa (8 juin 1883). Trente ans plus tard, après deux crises marocaines, la France obtient le désistement de l’Allemagne et instaure son protectorat sur l’empire chérifien (30 mars 1912). Elle achève ainsi d’établir son contrôle sur toute l’Afrique du Nord.

À cette date, l’expansion française s’étend également sur l’Afrique noire. En Afrique équatoriale, les expéditions de Savorgnan de Brazza au Congo permettent de fonder cette domination reconnue sur le plan international lors de la Conférence de Berlin en 1885. Quant à la pénétration en Afrique occidentale, elle s’effectue à partir de la colonie du Sénégal fondée par Faidherbe, de la Guinée et de la Côte-d’Ivoire. Les opérations montées par Borgnis-Desbordes, Gallieni, Archinard, Monteil, permettent d’abattre les « empires » d’Ahmadou et de Samory, d’achever l’occupation de la vallée et de la boucle du Niger et d’atteindre le Tchad. Au Dahomey, le chef noir Behanzin est battu. En 1895, l’ensemble de ces territoires reçoit le nom d’Afrique-Occidentale française.

Une autre étape de l’expansion coloniale va concerner la jonction entre l’Afrique du Nord et l’Afrique occidentale par la conquête du Sahara. Après le massacre de la mission Flatters par les Touareg en 1881, la pénétration dans le grand désert ne reprend qu’en 1898 avec les opérations militaires menées méthodiquement depuis l’Algérie et au Tchad par Foureau, Lamy et Gentil. Le « sultan » Rabah est vaincu en 1900. Avec l’occupation du Hoggar en 1902, la conquête du Sahara peut être considérée comme terminée et la domination française de la Méditerranée au Tchad constitue un ensemble homogène. En revanche, la tentative de percée ouest-est en direction de Djibouti aboutit à l’échec de la mission Marchand, obligée de céder devant les Anglais à Fachoda (1898).

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