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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:53

source : http://www.historia.fr

 

Généreux, audacieux, impérieux, Leclerc possédait les qualités d’un chef. La vie de ce héros national est jalonnée d’événements qui le menèrent du Tchad en Tunisie, de Normandie en Bavière, enfin, d’Indochine en Afrique du Nord. Né le 22 novembre 1902, à Belloy-Saint-Léonard (Somme), d’une vieille famille picarde, Philippe de Hauteclocque était passé par. Saint-Cyr, puis par l’École de Saumur, avant d’être envoyé au Maroc comme lieutenant de spahis. Revenu en France, il prépara l’École de guerre où il fut reçu major en 1938.

La guerre survenue, le capitaine de Hauteclocque, fait prisonnier à deux reprises, s’évada, puis traversa les Pyrénées pour aller rejoindre à Londres le général de Gaulle. Il prit alors le pseudonyme de Leclerc pour épargner des représailles à sa famille. Envoyé en Afrique noire, il fit passer le Cameroun sous l’autorité gaulliste (août 40) ; puis entra au Gabon. Nommé commandant du Tchad, le colonel Leclerc entraîna ses hommes à travers le désert lybien en une étonnante expédition et s’empara de Koufra, tenue par les Italiens. Dans cette oasis, il fit le célèbre serment de ne s’arrêter dans sa marche en avant qu’après la délivrance de Metz et de Strasbourg. Poursuivant sa dure campagne du Fezzan, Leclerc, devenu général, fit, le 26 janvier 1943, sa jonction avec Montgomery, puis combattit en Tunisie, libéra Gabès (29 mars 1943), arriva enfin à Tunis. Il fut placé alors à la tête d’une nouvelle unité qui allait se couvrir de gloire : la 2e division blindée. Débarqué en Normandie, il joua un rôle décisif dans la libération de Paris. Après avoir reçu la capitulation de Choltitz, il arriva à Strasbourg (25 novembre 1944) puis pénétra avec sa 2e D.B. en Bavière, jusqu’à Berchtesgaden. Le serment de Koufra était tenu.

Nommé en 1945 commandant supérieur des forces françaises en Indochine, Leclerc dégagea Saigon et libéra les Français internés à Hanoï (18 mars 1946). Il comprit vite que la solution du problème vietnamien n’était pas militaire, mais politique. Rappelé cependant en France, en juillet 1946, il reçut les fonctions d’inspecteur des forces d’Afrique du Nord. Au cours d’une tournée, son avion s’écrasa près de Colomb-Béchar (28 novembre 1947). Il fut élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume en 1952.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:49

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Celui qui allait devenir le chef le plus prestigieux de la première guerre mondiale naît à Tarbes, le 2 octobre 1851, sort de Polytechnique en 1873 et devient vite un brillant officier d’artillerie. En dépit d’un avancement lent, Ferdinand Foch se fait remarquer comme professeur d’histoire et de stratégie à l’École de guerre. Sa personne pleine de droiture, de calme et d’énergie en impose. En 1903 et 1904, il condense son enseignement dans deux ouvrages, reflets de sa pensée et de son tempérament, Principes de la guerre et Conduite de la guerre. Il insiste sur la volonté de vaincre, « idée tactique maîtresse », associée à la puissance de feu.

En 1914, Foch participe à la malheureuse bataille de Morhange à la tête du 20e Corps. Mais, à deux reprises, il joue un rôle déterminant. Lors de la bataille de la Marne, il évite la rupture du centre du front français comme commandant de la 9e armée. À l’automne, il bloque l’avance allemande dans les Flandres et met fin à la « course à la mer ». De 1915 à 1916, il mène les offensives d’Artois et de la Somme. Il ne cesse d’insister sur le fait qu’« une offensive n’est pas une attaque d’infanterie à préparer par l’artillerie, mais une attaque d’artillerie à exploiter par l’infanterie ».

À la fin de 1916, Foch est victime de la crise du commandement. En avril 1917, il est, toutefois, nommé chef d’état-major de l’armée, c’est-à-dire conseiller militaire du gouvernement. À ce titre, il participe aux conférences militaires interalliées et ne tarde pas à acquérir toute la confiance de Clemenceau dès l’arrivée de ce dernier au pouvoir. La grande offensive de Ludendorff, en mars 1918, lui permet enfin de donner toute sa mesure. Face à la menace mortelle qui pèse sur le front franco-britannique, il est nommé commandant en chef des troupes alliées et sauve la situation. En juillet, il a le mérite de comprendre que l’armée allemande se trouve en porte-à-faux. Il ressaisit l’initiative, impose sa volonté à l’adversaire et, par une série de « coups de boutoir » associant infanterie, chars, et aviation, rejette les forces allemandes sur la Lorraine et la frontière belge.

La conférence de la paix réserve cependant au généralissisme, fait maréchal le 6 août 1918, une amère déception. Convaincu que la sécurité de la France doit reposer sur l’occupation permanente de la rive gauche du Rhin, Foch refuse d’assister à la signature du traité de Versailles. Élu à l’Académie française, bénéficiant d’une immense autorité, il meurt le 20 mars 1929. Ses obséques grandioses constituent la dernière manifestation de la victoire alliée. La plus grande partie de ses Mémoires est consacrée aux événements auxquels il a participé entre 1914 et 1918.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:43

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Homme à la carrure puissante, à la voix sourde, au regard sans éclat, Joseph Joffre, né à Rivesaltes, le 12 janvier 1852, d’un père tonnelier, possédait une âme forte et un esprit magnifiquement équilibré. Sorti de Polytechnique, il devient officier du génie, sert au Tonkin, au Soudan, à Madagascar. C’est le plus jeune général de brigade de l’époque. En 1911, il est nommé chef d’état-major de l’armée et vice-président du Conseil supérieur de la guerre. Il met alors au point un « plan XVII » qui prévoit la rupture du centre adverse en Lorraine et l’extension de l’aide gauche française jusqu’à la Sambre, en cas d’attaque allemande à travers la Belgique. En août 1914, la réalisation du plan XVII, qui fera plus tard l’objet d’âpres commentaires, se solde par d’amers mécomptes. L’armée essuie de sanglantes défaites à Morhange, dans les Ardennes et à Charleroi, où Joffre a sous-estimé l’ampleur de la manoeuvre allemande à travers la Belgique.

Dans ces circonstances difficiles, le général se révèle cependant l’homme de la situation. Il garde un calme olympien, ne sacrifie pas son sommeil et effectue une remarquable retraite en direction de l’est du Bassin parisien, repli qui lui permet de renforcer son aile gauche et de livrer, du 5 au 13 septembre, avec l’aide de Gallieni, la victorieuse bataille de la Marne. Après la « course à la mer » et la stabilisation du front, son influence grandit même sur le plan intérieur, à la suite de l’effacement du pouvoir civil. Pendant l’année 1915, dans le dessein de soulager les armées russes et de libérer le territoire français, Joffre tente à deux reprises, en avril et en septembre, de rompre le front ennemi. En vain. Simultanément, il multiplie les attaques locales, convaincu de « grignoter » les Allemands. En réalité, ces opérations se soldent par des pertes disproportionnées aux résultats.

Nommé commandant en chef des armées françaises le 2 décembre 1915, Joffre voit son prestige atteint après la bataille de Verdun, qu’on lui reproche de ne pas avoir prévue, et l’échec de la bataille d’usure de la Somme. Le généralissime est alors la cible des attaques de certains milieux politiques et militaires. Le 13 décembre 1916, il est d’abord nommé conseiller technique du gouvernement, puis remplacé par Nivelle. À titre de compensation, il est fait maréchal de France et se cantonne dans une retraite pleine de dignité. Il est chargé, en avril 1917, d’une importante mission aux États-Unis. En 1919, le vainqueur de la Marne figure au défilé des armées alliées aux côtés de Foch. Avant de disparaître, à Paris, le 3 janvier 1931, Joffre, entré à l’Académie française en 1918, publie une étude sur la Préparation de la guerre. Il laissera des Mémoires posthumes.

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 10:37

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Petit-fils de Guillaume d’Orange et deuxième fils du duc de Bouillon, Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, né à Sedan le 11 septembre 1611, est élevé dans un calvinisme austère. Jugé trop faible pour embrasser la carrière des armes, il obtient cependant de servir en Hollande sous les ordres de ses oncles, Maurice et Henri de Nassau (1625-1629). Il entre ensuite au service de la France et se fait remarquer en Lorraine, aux Pays-Bas et en Italie. En dépit de sa qualité de protestant et de la révolte de son frère, le duc de Bouillon, il commande en 1642 l’armée qui pénètre en Roussillon. Fait maréchal de France par Mazarin, Turenne jouit alors d’une grande célébrité et passe déjà pour un des meilleurs chefs de guerre de l’époque, tout en présentant un contraste absolu avec le prince de Condé. D’un abord bourru, mais adoré de ses soldats, il n’est pas l’homme des grandes inspirations sur le champ de bataille. Mais c’est par la sûreté du raisonnement, la prévision, qu’il prépare ses campagnes. Très cultivé, il connaît les guerres du passé et pour lui, une bataille n’est souvent qu’une réminiscence. Il mène, de 1645 à 1648, une brillante campagne en Allemagne du Sud (victoires de Nôrdlingen, et de Zusmarshausen) qui hâte la conclusion des traités de Westphalie (1648).

Pendant la Fronde, Turenne hésite longuement avant de se laisser entraîner dans le camp des rebelles par sa passion pour la duchesse de Longueville. Mais il se ressaisit, prend la tête des troupes royales, bat Condé à Étampes et le rejette dans Paris. Son crédit est alors immense et Anne d’Autriche lui écrit : « Vous venez une seconde fois de mettre la couronne sur la tête de mon fils. » Dès lors, Turenne joue le rôle déterminant dans la guerre contre l’Espagne : il dégage Arras et gagne, en 1658, la bataille des Dunes, près de Dunkerque, décidant l’adversaire à signer le traité des Pyrénées.

Au début du règne personnel de Louis XIV, Turenne, fait maréchal des camps et des armées du roi, est au sommet de sa gloire. En 1668, il a abjuré le protestantisme. Pendant la guerre de Hollande, il prépare le passage du Rhin et surtout, pendant l’hiver 1674-1675, il mène une des plus belles campagnes de l’histoire militaire, surprenant les Impériaux et les rejetant d’Alsace. En 1675, Turenne envisage de se retirer à l’Oratoire, mais Louis XIV lui confie un nouveau commandement. Le 27 juillet 1675, il trouve la mort à Sasbach. Le héros est enseveli à Saint-Denis. En 1800, Bonaparte, alors Premier Consul, ordonnera que ses restes soient transférés aux Invalides.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:31

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Pendant la plus grande partie de son règne, Charlemagne combattit pour agrandir son empire et il ne lui fallut pas moins de cinquante-trois campagnes pour mener à bien cette tâche. Il fut partout victorieux quasiment partout. En Italie, le souverain dut intervenir contre Didier, roi des Lombards ; celui-ci donnait refuge aux ennemis de Charlemagne et n’hésita pas à envahir les États que Pépin avait donnés à la papauté, qui en appela au roi des Francs. Charlemagne passa donc les Alpes, prit, à Pavie, le roi Didier (774) qu’il envoya finir ses jours à l’abbaye de Corbie, puis se fit couronner roi des Lombards à Monza, près de Milan.

Le futur empereur put alors se tourner vers deux provinces qui échappaient encore à sa domination : la Saxe et la Bavière. Les Saxons, qui occupaient le pays situé entre l’Elbe et le Rhin, formaient un peuple contre lequel Charlemagne dut mener une guerre opiniâtre pendant trente-trois ans. On peut distinguer trois phases dans ces campagnes : de 772 à 776, les trois tribus saxonnes (Westphaliens à l’ouest, Ostphaliens à l’est et Angariens au centre et au sud) furent vaincues l’une après l’autre.

Les provinces orientales de l’empire restaient à la merci des raids des Avars et des Huns, qui dévastaient notamment les marches bavaroises. Pour en venir à bout, Charlemagne détruisit leurs forteresses de Pannonie. Enfin, pour compléter ses conquêtes et la constitution des marches frontières, Charlemagne était intervenu en Espagne à la demande de l’émir Soulayman ben al-Arabi, qui s’était soulevé contre l’émir de Cordoue. Les Francs s’avancèrent alors jusqu’à l’Ebre, qui marqua la frontière méridionale de la « marche d’Espagne ». L’empire carolingien était constitué.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:26

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Les négociations se déroulent sur la Bidassoa dans l’île des Faisans, à la frontière des deux pays. Mazarin, assisté de Hugues de Lionne, conduit ces négociations, qui aboutissent au traité des Pyrénées, signé le 7 novembre 1659. L’Espagne cède le Roussillon, une partie de la Cerdagne et de l’Artois, ainsi que plusieurs places fortes de Flandre et de Lorraine : Gravelines, Landrecies, Philippeville, Marienbourg, Montmédy, Stenay, Thionville... La Lorraine est en principe rendue au duc Charles IV à la condition que ses places fortes soient démantelées ou occupées par des troupes françaises et qu’une route stratégique soit cédée en toute liberté à la France en direction de l’Allemagne. Le refus du duc de souscrire à ces conditions entraînera le maintien de l’occupation française jusqu’en 1698. Une clause spéciale du traité prévoit le pardon de Louis XIV au prince de Condé. Enfin l’entente entre la France et l’Espagne est scellée par le mariage de Louis XIV avec la fille de Philippe IV, l’infante Marie-Thérèse. Il est prévu que l’infante renoncera à tous ses droits à la couronne d’Espagne en échange du versement intégral d’une dot de 500 000 écus d’or. Par suite du délabrement des finances espagnoles, Louis XIV aura toutes chances de prétendre à la succession de Philippe IV ou à certaines annexions de territoires. La paix des Pyrénées consacre la prédominance française en Europe. Grâce à la politique habile de Mazarin envers l’Allemagne, l’Italie et les pays du Nord, Louis XIV peut apparaître comme l’arbitre de l’Europe.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:16

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La guerre de Trente Ans peut être considérée comme le prototype des grands conflits européens de l’époque moderne. Elle débute en 1619 quand l’empereur Ferdinand II mate la révolte des Tchèques et supprime les libertés de la Bohême, d’où il entend extirper le protestantisme. Cette répression suscite l’inquiétude des princes protestants d’Allemagne et l’intervention du roi de Danemark. L’empereur, s’appuyant sur l’armée de Wallenstein, triomphe des Danois. Il entreprend alors de rétablir le catholicisme en Allemagne et de transformer l’Empire en État héréditaire.

Hanté par l’ombre de Charles Quint, redoutant la conjonction des deux maisons de Habsbourg, celle de Madrid et celle de Vienne, Richelieu se décide à intervenir. Mais les difficultés intérieures l’obligent à une guerre « masquée ». Il soutient les revendications des princes protestants et incite le roi de Suède Gustave II Adolphe à entrer en guerre. Celui-ci remporte de retentissants succès contre les Impériaux. En 1632, il écrase les troupes de Wallenstein à Lützen, mais est tué dans la bataille. Cette disparition permet à Ferdinand de reprendre l’initiative et de dominer l’Allemagne.

Richelieu se décide alors à une intervention ouverte et, en 1636, la France se trouve en guerre contre l’Espagne et l’Empire. Le royaume est envahi en Bourgogne et en Picardie : après la prise de Corbie les Espagnols menacent Paris. Grâce à son énergie, Richelieu redresse la situation et les troupes françaises, alliées à celles du prince allemand Bernard de Saxe-Weimar, occupent le Roussillon, la Lorraine et l’Alsace.

À la mort de Richelieu et de Louis XIII, la lutte reste cependant encore indécise. En 1643, l’Espagne lance une nouvelle offensive, arrêtée par le futur prince de Condé à Rocroi. Cinq ans plus tard, Condé remporte une nouvelle victoire à Lens, tandis que Turenne bat les Impériaux à Fribourg (1644) et à Nördlingen (1645), puis menace Vienne. En 1648, les traités de Westphalie mettent fin à la guerre avec l’empereur, consacrant la division et l’impuissance des « Allemagnes », accordant définitivement à la France les Trois-Evêchés et la majeure partie de l’Alsace. Avec l’Espagne, la lutte se poursuit encore plus de dix ans. En dépit de la Fronde, elle se termine par le traité des Pyrénées (1659) : la France acquiert la Cerdagne, le Roussillon, l’Artois et plusieurs places fortes aux Pays-Bas et en Lorraine. La paix est scellée par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse. Grâce à la ténacité de Richelieu et de Mazarin, la France devient la puissance dominante en Europe.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:12

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La chute de Sébastopol fut l’événement décisif de la guerre de Crimée, qui dura de mars 1854 à mars 1856. Le conflit avait débuté, comme dit Napoléon III, par une « querelle de moines » pour la possession des clés du Saint-Sépulcre, dispute entre orthodoxes soutenus par la Russie et catholiques appuyés par la France et la Grande-Bretagne, la Turquie ayant fait aux deux camps des promesses contradictoires.

Des opérations secondaires eurent lieu aussi bien dans la Baltique que sur les côtes du Kamtchatka, mais les opérations les plus importantes se déroulèrent en Crimée, autour de Sébastopol. Le siège dura un an (septembre 1854 — septembre 1855). Les Alliés avaient débarqués à Eupatoria, mais, faute d’un commandement unique, ils perdirent du temps, mis à profit par les Russes.

L’ingénieur Todleben avait su improviser une défense selon les méthodes de Vauban, vaste ensemble d’ouvrages de terre qui entraîna un siège classique coupé d’assauts meurtriers. Les Alliés devaient aussi compter avec des attaques sur leurs arrières, combats où s’illustrèrent aussi bien les troupes coloniales françaises, zouaves et « turcos » (tirailleurs algériens), que la cavalerie légère britannique lors des batailles de l’Alma, de Traktir et de Balaklava. La chute d’Inkerman, du Grand-Redan, puis de Malakoff entraîna celle de Sébastopol. Le remplacement de Nicolas Ier par Alexandre II facilita la paix, signée au traité de Paris. Elle permit à Napoléon III de faire accorder l’autonomie aux principautés danubiennes, bientôt groupées en une Roumanie unifiée, et de poser la question des libertés pour les territoires italiens dominés par des princes de la maison d’Autriche, comme il en était convenu avec Cavour, le conseiller du roi Victor-Emmanuel, pour le décider à intervenir en Crimée. La paix de Paris marqua la prépondérance française sur le continent.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:49

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Après la déclaration d’indépendance des colonies américaines au congrès de Philadelphie (4 juillet 1776), le roi d’Angleterre a envoyé des troupes pour mater la révolte. Au départ, la lutte est inégale entre les forces régulières anglaises, assurées de la maîtrise des mers, et les Insurgents, réduits à de simples milices et dépourvus d’argent et de marine de guerre. Aussi Benjamin Franklin est-il venu à Versailles demander l’appui du gouvernement français. Soucieux de ne pas s’engager à fond, Louis XVI et Vergennes offrent d’abord une aide limitée : des prêts pour un montant de 35 millions et l’envoi d’armes sous le couvert d’une société fondée par Beaumarchais. Mais l’enthousiasme de l’opinion pour la cause américaine, marqué par le départ des premiers volontaires (dont La Fayette), la victoire des Insurgents en octobre 1777, à Saratoga, amènent la France à s’engager directement. La France bénéficie de l’appui de l’Espagne et les hostilités franco-anglaises débutent en juin 1778.

La marine française tient tête à la Royal Navy. En 1780, un pas supplémentaire est franchi. Pour éviter un effondrement des Américains, découragés, un corps expéditionnaire de 6 000 hommes commandé par Rochambeau débarque aux États-Unis. Le 19 octobre 1781, l’événement décisif se produit. Bloquée sur terre et sur mer avec l’arrivée de l’escadre de de Grasse, l’armée anglaise de Cornwallis capitule à Yorktown, amenant Londres à la paix.

Le traité définitif est signé à Versailles, le 3 septembre 1783. La France recouvre ses comptoirs du Sénégal, Tobago et Sainte-Lucie, Saint-Pierre-et-Miquelon, mais sans les avantages économiques escomptés. Oublieux de l’accord de 1778, les Américains ont traité séparément avec l’Angleterre. En échange du maintien de ses avantages commerciaux, celle-ci a reconnu l’indépendance des États-Unis. La guerre se solde pour la France par un énorme déficit qui pèsera sur les événements de 1789.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 20:39

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Lorsque Bonaparte regagne Paris en décembre 1797, après la fulgurante campagne d’Italie, tous les États continentaux ont fait la paix : seule l’Angleterre reste en lice. Où peut-on combattre les Anglais ? Bonaparte émet l’idée d’aller atteindre leurs intérêts en Égypte, pour leur couper la route des Indes. Le Directoire approuve, heureux de voir s’éloigner un héros un peu encombrant. Au corps expéditionnaire s’adjoindront artistes et savants.

Après s’être emparés de Malte, les Français débarquent dans le delta du Nil. Possession nominale du sultan, l’Égypte appartient alors aux mamelouks, cavaliers intrépides décidés à arrêter l’invasion. La rencontre se produit le 21 juillet devant les pyramides et une brillante victoire ouvre au corps expéditionnaire les portes du Caire. Mais, le 1er août, Nelson anéantit la flotte française dans la baie d’Aboukir. Bonaparte est désormais bloqué dans sa conquête. Non seulement il supporte le choc sans faiblir, mais il organise le pays comme s’il devait y passer le reste de ses jours. Il mate une révolte au Caire, crée l’Institut d’Égypte, s’intéresse aux possibilités d’un canal coupant l’isthme de Suez.

En septembre, le sultan déclare la guerre à la France. Laissant Desaix pacifier la haute Égypte, Bonaparte marche sur la Syrie. Malgré la peste qui commence à décimer l’armée, il prend El-Arich, Gaza, Jaffa, mais doit s’arrêter devant Saint-Jean-d’Acre, forteresse tenue par Djezzar pacha, assisté du Français Phelippeaux : après deux mois de siège (mars-mai 1799) — au cours desquels il bat les Turcs au Mont-Thabor —, il lui faut rebrousser chemin. La retraite à travers le désert est effroyable pour des troupes décimées par la peste. À son retour en Égypte, Bonaparte doit encore rejeter à la mer une nouvelle armée turque débarquée près d’Aboukir (22-25 juillet). Apprenant, sur ces entrefaites, la formation d’une seconde coalition, il s’embarque pour la France, laissant le commandement à Kléber. Celui-ci conclut avec la Porte la convention d’El-Arich décidant l’évacuation de l’Égypte, mais les Anglais refusent de ratifier le traité et la guerre reprend. Après avoir battu les Turcs à Héliopolis, Kléber est assassiné le 14 juin 1800 par un musulman. Son successeur, Menou, vaincu par les Anglais à Canope (21 mars 1801) signera la capitulation d’Alexandrie (30 août 1801).

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