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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:49

sourcehttp://www.ambafrance-ir.org/

 

  • De Maastricht à l’élargissement de l’Union européenne
  • La stabilisation du continent européen
  • L’élargissement à l’Europe centrale et orientale
  • L’avenir de l’Europe

Depuis 1945, la construction de l’Europe s’est constamment trouvée au cœur de la politique étrangère française. Trois considérations ont fait de ce grand dessein une priorité : la volonté de mettre un terme aux conflits qui, par deux fois en trente ans, avaient déchiré le continent européen et affaibli la France ; la nécessité, dans le contexte de la Guerre froide, d’asseoir la stabilité et de garantir la sécurité des États démocratiques situés à l’ouest du rideau de fer ; l’ambition, enfin, le désir de construire un espace économique, puis social, politique et de sécurité intégré, homogène, de nature à faire de l’Europe un pôle de prospérité et de paix, susceptible de jouer tout son rôle sur la scène internationale. Deux Français initiateurs du projet de construction européenne, Robert Schuman et Jean Monnet, étaient convaincus de la nécessité de réunir au sein d’une même organisation les nations du continent. Ils ont fait le pari d’organiser entre ces États une solidarité économique en vue de hâter un rapprochement politique. Dans cette perspective s’est constituée le 18 avril 1951 la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), dont les institutions servirent de modèle au développement de la construction européenne. Le 25 mars 1957, les six États membres de la CECA (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) signaient le traité de Rome instituant la Communauté économique européenne (CEE). Ces pays s’engageaient à lier leur destin économique, en abolissant entre eux toute barrière douanière et en organisant une politique agricole commune (PAC).

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CECA, 1951

Durant les trois décennies suivant la conclusion du traité de Rome, la France a participé ainsi activement aux progrès réguliers de la construction de l’Europe. A l’union douanière succéda, le 1er janvier 1973, un premier élargissement de la Communauté, à trois nouveaux membres : le Royaume-Uni, le Danemark et l’Irlande. Les années soixante-dix furent marquées par d’importantes réformes politiques, la création du Conseil européen (réunissant les chefs d’État ou de gouvernement) et l’élection des membres du Parlement européen au suffrage universel, ainsi que par l’élaboration du Système monétaire européen (SME), à l’initiative du président Valéry Giscard d’Estaing et du chancelier allemand Helmut Schmidt. Bientôt, la volonté d’aider les régimes démocratiques du sud de l’Europe appela un nouvel élargissement : la Grèce intègre la Communauté en 1981, l’Espagne et le Portugal en 1986. Enfin, sous l’impulsion de François Mitterrand, d’Helmut Kohl et de Jacques Delors, président de la Commission, " l’Acte unique " est adopté en février 1986. Il crée un véritable grand marché européen, garantissant la libre circulation des personnes, des marchandises et des capitaux, ainsi que la libre prestation des services, sur le territoire de la Communauté.

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La nouvelle ambassade de France à Berlin © Martin Frandreau

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De Maastricht à l’élargissement de l’Union européenne

Le traité sur l’Union européenne (TUE), signé à Maastricht le 7 février 1992 affirme l’identité européenne sur la scène internationale, notamment par la mise en œuvre d’une politique étrangère et de sécurité commune (PESC), qui inclut, outre le domaine diplomatique, le lancement d’une politique européenne de sécurité et de défense (PESD), ainsi qu’une coopération étroite dans les secteurs de la justice et des affaires intérieures. Il élargit les compétences de la Communauté dans plusieurs autres domaines (environnement, protection des consommateurs, politique sociale) et modifie des mécanismes institutionnels pour accroître le rôle du Parlement européen et faire prévaloir le principe de subsidiarité réservant à l’UE les questions qui ne peuvent pas être réglées à l’échelon national. Il prévoit aussi, pour les citoyens de l’Union, le droit de voter aux élections municipales et européennes, là où ils résident, quel que soit leur État d’origine.

Pour tenir compte des intérêts particuliers des États membres, et des liens historiques étroits qui les unissent chacun avec différentes régions du globe, l’architecture mise en place à Maastricht permet la coexistence de positions diplomatiques communes et nationales. Dans de nombreux domaines, la France a joué un rôle moteur dans l’affirmation de la PESC. Tel est le cas notamment dans les régions sur lesquelles elle possède une expertise reconnue, comme le Moyen-Orient ou l’Afrique.

Depuis l’adoption du traité de Maastricht un nouvel élargissement de l’Union a eu lieu en 1995 avec l’adhésion de l’Autriche, la Finlande et la Suède. Une autre étape majeure a été franchie avec l’adoption, le 1er janvier 1999, de la monnaie unique : l’euro qui consacre la coordination des politiques économiques des partenaires européens. Avec la création de la Banque centrale européenne (BCE), chargée de la gestion de l’euro, l’UE dispose d’une autorité monétaire indépendante, s’imposant également à tous les États participants. L’euro consolide l’Union comme acteur international de poids, notamment face au dollar, et contribue à la promotion d’une Europe politique, allant au-delà de l’intégration économique. Enfin, il favorise les efforts en faveur de la croissance et de l’emploi. Douze des quinze États membres de l’UE (Belgique, Allemagne, Grèce, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Finlande) l’ont aujourd’hui adopté. Enfin, le 1er mai 2004 dix nouveaux États ont rejoint l’UE (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie).

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La stabilisation du continent européen

Parallèlement aux progrès de l’UE, plusieurs institutions de coopération ont été créées avec l’objectif de stabiliser le continent européen. La plus ancienne, le Conseil de l’Europe, le fut, sur l’initiative du ministre français Georges Bidault, en 1949. Siégeant à Strasbourg, il rassemble les nations attachées à la démocratie et au pluralisme politique. Les nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale ainsi que les États baltes et la Turquie ont progressivement pris part à ses travaux. L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) regroupe cinquante-deux États, dont les États-Unis et le Canada, et l’ensemble des anciennes républiques soviétiques. Le rôle de cette enceinte, créée en 1975 dans le cadre de la détente Est-Ouest par l’Acte final d’Helsinki, s’est considérablement élargi dans le nouveau contexte géostratégique, en particulier au désarmement et à l’assistance à la démocratisation.

Le sommet de Paris de novembre 1990 a abouti à la signature de la Charte pour une nouvelle Europe. Il a entériné un accord de désarmement conventionnel de très grande ampleur, le traité sur les forces armées conventionnelles en Europe (FCE), signé par vingt-deux États membres de l’Alliance atlantique et de l’ex-pacte de Varsovie, et prévu la création d’un nouveau Forum de sécurité ainsi que d’un Centre de prévention des conflits. Adepte de la diplomatie préventive, la France s’est trouvée à l’origine de la création, au sein de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), d’une Cour de conciliation et d’arbitrage. Elle a appuyé la création par l’ONU d’un tribunal pénal international pour juger les criminels de guerre de l’ancienne Yougoslavie.

La relation bilatérale forte nouée avec la Russie repose sur la conviction que ce pays qui s’est engagé dans une entreprise de réformes sans précédent, est pour la France et pour l’UE, un partenaire dont l’importance ira croissante dans l’intérêt partagé qu’il fait naître à la stabilisation d’un voisinage commun et au renforcement de la sécurité européenne.

La France a pris une part déterminante dans les efforts pour mettre un terme aux conflits qui ont déchiré l’ex-Yougoslavie, puis lancer la reconstruction et préparer les pays qui en sont issus à rejoindre l’UE. Elle a été l’une des nations les plus engagées dans les opérations militaires conduites par l’Alliance atlantique avec un mandat de l’ONU - puis, pour certaines d’entre elles, par l’UE - en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Macédoine.

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L’élargissement à l’Europe centrale et orientale

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Réception à l’occasion de l’élargissement de l’Union européenne. Avril 2004. Les 24 ambassadeurs de l’UE en poste à Paris avec Claudie Haigneré. © Claude Stéfan / M.A.E.

Après l’entrée dans l’UE en mai 2004 des nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie), des États baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) et méditerranéens (Chypre et Malte), le Conseil européen poursuit l’objectif d’accueillir la Bulgarie et la Roumanie en janvier 2007 si ces pays sont prêts. Il a également reconnu à la Turquie, en décembre 1999 le statut de candidat. Il se prononcera en décembre 2004 sur l’ouverture éventuelle des négociations d’adhésion avec ce pays, sur la base d’un rapport et de recommandations de la Commission. La France s’est particulièrement mobilisée sur les jumelages institutionnels du programme européen PHARE, visant à apporter l’expertise d’administrations des États membres aux prochains membres pour faciliter leurs travaux de reprise de l’acquis communautaire. Depuis leur lancement en 1998, elle participe ainsi à plus d’une centaine de jumelages PHARE dans les dix pays d’Europe centrale, orientale et balte et a été et reste le chef de file pour une bonne part d’entre eux.

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L’avenir de l’Europe

La France est au cœur des transformations que l’Europe connaît aujourd’hui. L’ancien président français V. Giscard d’Estaing a dirigé les travaux de la Convention européenne chargée de la rédaction du projet de traité établissant la première Constitution européenne, présentée en juillet 2003. La Constitution européenne doit permettre de simplifier l’édifice institutionnel construit tout au long de plusieurs décennies de coopération européenne et de préserver son efficacité dans le cadre de l’élargissement de l’Union. Pour la France, plusieurs avancées sont particulièrement importantes : la création d’un président à plein temps du Conseil européen, le renforcement du Conseil et de la Commission, l’accroissement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, l’extension des droits des citoyens et de leur participation dans le fonctionnement des institutions. Elle donne également à l’Union les moyens de renforcer son action dans des domaines prioritaires pour les citoyens : la sécurité, l’économie, la solidarité, le développement durable. Elle favorise enfin, notamment par la mise en place d’une véritable PESC et la création d’un ministre européen des Affaires étrangères, l’affirmation de l’identité politique et des valeurs de l’Europe sur la scène internationale, objectif auquel la France est particulièrement attachée. Si le projet de Constitution est adopté par les gouvernements des États membres, la Constitution européenne remplacera les traités actuels, marquant ainsi une nouvelle étape historique dans le processus de construction européenne.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:33

source : http://en.daringtodo.com

 

In the halls of Museo del Risorgimento Milan opens today (until April 10) the photographic exhibition "Napoleon III and Italy: The Birth of a Nation", an initiative promoted by the Culture of the Municipality of Milan with the Musée de l 'Armée in Paris and Alinari24Ore.

Recover the historical memory of foreign participation in the process unit in order dell'esposzioneche inaugurated the program in Milan for the celebrations of 150 years of the Unification of Italy and is part of the initiatives promoted by the Presidency of the Council of Ministers "The history of Italy is just an Italian story? – Asks the commissioner for culture Massimiliano Finazzer Flory -. Perhaps we need to discover and understand cultural influences, such as loans, such as that of Napoleon III and the French, have contributed positively to construction of our identity and to reinforce it. This is the essence of our project. " In about 120 images on show will retrace the highlights of the adventure Napoleone III in Italy: original photographs, mostly unpublished, which allow the understanding of historical facts and, at the same time to admire the masterpieces of history of photography.

During the Italian campaign, Napoleon III recruited a photographer, Léon Méhédin to document stages of the conflict. Let us recall that in May-July 1859, the French intervention in Italy helped to defeat the forces austriache. From this originated the unification of Italy that led to France Savoy and the region of Nice in 1860.

The emperor had realized the importance of direct testimony gathered through the images taken in the field. Méhédin produced a wealth of documentation made more interesting by adding notations written on the boxes of support for photographic prints, where he reported to Napoleon's own words comment about the military activities. Real story that marked the birth of political communication through images, as also for the public, more and more involved in politics and war.

An extraordinary group of photographs comes from the Musee de l'Armee, which is based at the Hôtel des Invalides in Paris. Three precious objects from France and Switzerland, enrich the exhibition: the sketch of the Congress of Paris by Edouard-Louis Dubufe; agenda notes taken during the Congress of Paris from the album Cavour photo campaign of Italy with the personal notes of Leon Méhédin. The exhibition also includes some striking images from the Central Institute of Library and Documentation and the National Library and a valuable collection of photographs and prints of the Municipal Collections of Milan.

From October 15 to January 15, 2012, the exhibition will be hosted in Paris at the Musée de l'Armée.

Admission is free.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 10:28

source : http://www.lepetitjournal.com

 

A l’occasion des célébrations du 150e anniversaire de l’Unité de l’Italie, les différents événements ne pouvaient se faire sans un clin d’œil à Napoléon III, qui œuvra à la construction d’une Italie unie. Une exposition lui est consacrée  grâce à l’œil de photographes de guerre, qui ont suivi leur empereur dans ses périples en Italie et qui, par des moyens techniques nouveaux pour l’époque, permettent à chacun une meilleure connaissance des faits. A voir au Museo del Risorgimento jusqu’au 10 avril.

La communication politique par l’image est une notion qui en cette deuxième moitié du XIXe siècle prend une nouvelle forme grâce au développement de la photographie. Une notion qui plait à Napoléon III et qu’il utilise en s’entourant d’un photographe professionnel, Léon-Eugène Méhédin qui l’accompagne dans ses différentes campagnes et qui aura la lourde tache de rapporter, grâce à ses clichés, les détails de l’histoire. Du pont de Buffalora, de Magenta, Milan, Melegnano, Dezensano,  Valeggio ou encore Villa franca, ses clichés de la campagne d’Italie ont été immortalisés par l’objectif, permettant ainsi de rapporter l’histoire par l’image dans les différentes batailles menées par Napoléon III : portraits, photos de groupe,  paysages de guerre, tout sera épié, et parfois accompagné de commentaires personnels, ou de brides de conversations directes entre le photographe et l’empereur. Léon-Eugène Méhédin,  outre sa passion pour la photographie était également archéologue et architecte. Il fit érigé deux arches à L’Aigle en 1851 à la gloire de Napoléon.

Plus de 120 pièces ont été rassemblées pour cette exposition, dons la plupart sont des clichés de Méhédin ou d’autres photographes en provenance de l’Hôtel des Invalides à Paris, et aussi de pièces issues de diverses collections suisses ou françaises, des archives civiques de Milan, de la bibliothèque nationale et du Musée Alinari de Florence : on peut notamment admirer une œuvre déterminante dans la carrière du peintre français Edouard Louis Dubufe, ’le congrès de Paris’, réalisé en 1856 sur demande de Napoléon III. L’exposition présente également un document extraordinaire, l’agenda de Cavour, soit un ensemble de notes prises par Cavour lors de ce même Congrès de Paris .

Cette exposition est le fruit d’une étroite collaboration entre le Musée de l’Armée de Paris, de la mairie de Milan et d’Alinari24Ore, partenaire italien spécialisé dans la photographie historique, la conservation, le catalogage, et sa divulgation afin de faire connaitre les grands faits de l’histoire, de la  société, de l’art et de la culture italienne. C’est un véritable reportage-documentaire, dont la méthode de communication prédominante est  l’image, rendant ainsi hommage à tous les photos reporters. Une exposition qui sera à son tour accueillie à Paris au Musée de l’Armée de Paris, à l’Hôtel des Invalides du 15 octobre 2011 au 15 janvier 2012.

Nathalie LASSERRE (www.lepetitjournal.com) vendredi 11 mars 2011

 PRATIQUE
"Napoleone III e l'Italia. La nascita di una nazione"
Museo del Risorgimento
Via Borgonuovo 23, Milan
tel. 02 88 46 41 80
Horaires : du mardi au dimanche, 9h-13h et 14h-17h30
Entrée libre

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 22:05

source : http://www.ccfchypre.org

 

Centre Culturel Français à Chypre - lundi 9 mai 2011 http://www.ccfchypre.org/Historique-de-la-presence.html
Historique de la présence française à Chypre
 

La période franque à Chypre

A Chypre, l’époque des Lusignan (1192-1489) fût un lieu de rencontre privilégié de deux civilisations différentes, celle de Byzance et celle de l’Occident, qui nous ont légué un héritage culturel important, en particulier des monuments d’art gothique. Ils sont aujourd’hui les témoins silencieux d’un passé glorieux.

Les châteaux médiévaux de Kolossi et Limassol

Kolossi

Bel exemple d’architecture militaire, construit originellement au XIIIème siècle et reconstruit au milieu du XVème siècle. Après la chute de Saint-Jean d’Acre en 1291, le château devînt la Grande Commanderie des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il passa durant le XIVème siècle sous la possession des Templiers. A côté du château se trouvent les vestiges d’une fabrique de sucre datant du XIVème siècle.

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Limassol

 

Construit au XIVème siècle sur le site d’un château byzantin. Selon la tradition, Richard Cœur-de-Lion y épousa, en 1191, Bérengère de Navarre et l’y couronna Reine d’Angleterre. Le Château abrite à présent le Musée Médiéval de Chypre.

Saint-Lazare, Larnaka

Saint Lazare est le saint patron de Larnaka. Il élut domicile à Kition après sa résurrection par le Christ et il y résida pendant trente ans. Au IXème siècle, une magnifique église fut érigée sur sa tombe par l’empereur Léon VI. L’église, renommée au cours des siècles et utilisée par les Latins comme par les Orthodoxes, fut rachetée aux Turcs par les Grecs en 1589. Restaurée à plusieurs reprises, elle porte la marque des occupations à Chypre jusqu’au XVIIème siècle, date de sa restauration principale, qui se veut fidèle à ses origines. L’église figure aujourd’hui parmi les plus belles illustrations de l’architecture byzantine à Chypre et son iconostase est un excellent exemple de la sculpture sur bois de l’époque baroque. On peut admirer la tombe de Saint Lazare sous le sanctuaire. Huit jours avant la Pâques Orthodoxe Grecque, l’icône de Saint Lazare fait l’objet d’une procession à travers les rues de Larnaka.

La cathédrale-mosquée Saint Nicolas de Famagouste

C’est une des constructions les plus étonnantes de l’île, un chef-d’œuvre de l’architecture gothique chrétienne en Méditerranée Orientale. Bâtie au début du XIVème siècle, alors que Chypre était française, elle s’inspire de la Cathédrale de Reims. Lorsque les Ottomans s’emparèrent de Famagouste, ils la transformèrent en mosquée et lui greffèrent un minaret. Depuis, l’intérieur a été dépouillé de tous ses attributs chrétiens (sculptures, vitraux…) : il s’agit dorénavant d’une vaste salle de prières dotée d’immenses fenêtres et couverte de voûtes en ogive. La cathédrale-mosquée, qui domine le paysage urbain de Famagouste, est située au cœur d’une place elle-même encadrée d’un ensemble de structures gothiques et renaissance.

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Centre Culturel Français à Chypre

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 15:48

source : http://pups.paris-sorbonne.fr/

 

agrandir couverture

« Les Français sur les rives de la Néva et les Russes sur les bords de la Seine » (Anthony Cross) : l’influence française en Russie est une onde qui se propage. Elle est présente tant dans les domaines politique et artistique qu’économique. La médiocrité des liens commerciaux entre la France et la Russie n’empêche pas l’importance des rapports artistiques ni l’éclat littéraire français au pays des tsars. Quels enjeux européens pour la Russie au XVIIIe siècle ?


Ouvrage co-édité par le Centre Roland Mousnier, l'Institut Slaves et les PUPS

 

 

 

Jean-Pierre Poussou incarne l’universitaire français dans toute sa plénitude, à la fois chercheur de renom – sa thèse d’État Bordeaux et le Sud-Ouest au XVIIIe siècle demeure un classique de l’histoire démographique autant par ses résultats que par sa méthode –, enseignant d’un immense dévouement – ses cours et ses séminaires à l’université Michel de Montaigne (Bordeaux 3) puis à l’université Paris-Sorbonne ont marqué des générations d’étudiants –, enfin administrateur d’une compétence indiscutée – il fut, en particulier, recteur de l’académie de Bordeaux et président de l’université Paris-Sorbonne.

 

 

 

 

 

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 11:00

source : http://splendors-versailles.org/

 

© Copyright 1998, Mississippi State University (website)
© Copyright 1998, Mississippi University for Women (Teachers' Guide text)

 

The Teachers’ Guide is a curriculum resource for classroom teachers to use as they prepare students for the Splendors of Versailles exhibition [...]

 

Introduction

Why Versailles?

As we anticipate the opening of the Splendors of Versailles exhibit, we might ask, "Why Versailles?" (Pronounced "vair sih") Why should we visit an exhibit dedicated to this particular palace? Why is it important?

 

First, the Splendors of Versailles presents us with an unusual and exciting opportunity to investigate Mississippi's French roots. This exhibit is not only a display of magnificent artifacts from what may be the most well known palace in the world, but it is also a mirror which reflects the influences and the history of the French in the establishment and development of our state. We will have a firsthand opportunity to explore France's rich history, art, and culture and in doing so will discover the connections between Mississippi and France. Many of us may never have the opportunity to visit Versailles, but with the Splendors of Versailles, we can enjoy the beauty of this wonderful palace.

Not just a building, Versailles stands as a monument to the artistry of humanity, as a symbol of absolute political power, and as an instrument of a king's control over his country and court. Versailles also represents the irony of history as we see its role in the downfall of Louis XVI and Marie Antoinette and the destruction of the French monarchy.

Versailles was built originally as a hunting lodge by Louis XIII (b.1601, d.1643, r.1610-1643), but it was his son, Louis XIV (b.1638, d.1715, r.1643-1715) who created the splendor that we know as Versailles. Louis XIV became king when he was only 5 years old. In 1661 when he was 23, Louis XIV began to rule in fact as well as in name. Because he wanted to curb the power of the nobles who had rebelled against his rule when he was a child, Louis XIV found that the most effective way to keep them under control was to have them at court. The royal court was installed at Versailles in 1682, at which time the French nobility was required to live there at least part of the year. Louis XIV used Versailles not only to manage domestic affairs but also to instill awe in foreign visitors by demonstrating the power and riches of the French monarch. The palace and surrounding grounds were designed with infinite detail to exhibit the power of the monarchy.

Other European rulers saw Versailles as the physical representation of Louis XIV's power and modeled their palaces accordingly. It became the model for many of the royal residences in Europe, including the Peterhof, the palace of Czar Peter the Great of Russia; the palace of the Prussian King Frederick the Great at Potsdam; and Ludwig II of Bavaria's palace, Herrencheimsee.

European courts copied more than just the architecture of Versailles. They also adopted the practices of the French court. French not only became the language of diplomacy during Louis XIV's reign but also became the official language of the royal courts of Sweden, Russia, Poland, and Germany. French culture thus began to dominate Europe. Because the French were seen as cosmopolitan, reverence and respect for French culture spread throughout Europe.

The role of Versailles did not diminish with the collapse of the monarchy. It has remained at the center of many historical events in the last 300 years. The document suspending hostilities between the American colonies and Great Britain during the American Revolution (1775-1783) was signed at Versailles on January 20, 1783. The Prussian Army used Versailles as its headquarters during the Franco-Prussian War (1870-1871) while it laid siege to Paris. After the defeat of France in that war, the German empire was declared in Versailles' Hall of Mirrors on January 18, 1871 with the crowning of Kaiser William I (r.1871-1888). The palace was used by the allies as their headquarters during the First World War. It also was the site of the signing of the Treaty of Versailles (June 28, 1919) after Germany's defeat, leading to the rise of Hitler in Germany and to the Second World War. During World War II, the palace once again served as the Allied General Headquarters (1944-1945).

The Palace of Versailles and the history which surrounds it also have a direct connection to Mississippi. It is impossible to ignore the French influence in the early history of our state. The early explorations of Marquette, Joliet and La Salle claimed the lands surrounding the Mississippi River for France, which were named Louisiana in honor of their king, Louis XIV, the monarch responsible for creating the splendors of Versailles. Family names and place names all over our state attest to our close connection to France.

Why Versailles? It stands as a testament to the beauty man can create, the power of one man over many, the fall of power, and the irony of history. The reasons to explore Versailles are numerous and the opportunity is ours. Not only can we enjoy the beauty of this exhibit, but we can investigate the lasting connections of France to Mississippi. Bonne chance and bon voyage!

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© Copyright 1998, Mississippi State University (website)
© Copyright 1998, MUW (Teachers' Guide text)
Last modified: Wednesday, 28-Oct-98 12:14:45

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 19:34

source : http://www.rastko.rs

 

 Dusan T. BATAKOVIC - Historian  
 SERBIA IN THE WEST: ON THE FRENCH INFLUENCE IN THE POLITICAL DEVELOPMENT OF MODERN SERBIA 

 

Photo: Dusan T. Batakovic

With many difficulties, in the first phase of the state organization, different Western institutions were copied mechanically into the Balkan milieu where, unlike the West, there was no complex social stratification necessary for harmonious functioning of these institutions. The absence of social differences and clearly defined social strata. although a significant obstacle in the rooting of Western institutions, stimulated young political elite of the Balkan states to try to bridge the existing gap between the Balkans and the European West, by conformation of adopted ideas to the domestic political reality. The results, of course, varied from state to state, but the irrefutable fact is that precisely the dynamism in the implementation of political ideas - which were ahead of political and social reality - gave fresh incentives to the political development of the Balkan states. In case of Serbia, as in other Balkan countries, the Europeization, Westernization and modernization processes went on simultaneously, planting into the landscape of the renewed Serbia strong characteristics of Western experience. The role of the French models, competing with the political doctrines coming from the neighboring Habsburg Empire and Slavic Russia, the traditional patron of Balkan Christians, is emerging as an extremely important one in transferring the Western doctrines into Serbia and its gradual integration into Europe.

In a century where the state relied on the egalitarian aspirations of peasants with Jacobin views of the state, in a society without stronger traditions of church caste and aristocracy, the principles of the French revolution, an utopian ideal, were deeply present: at the beginning in the intelligentsia, and later on, through the elite educated in the European West, they were passed on, especially through schools, to the educated strata of the village and city population.

The French model gave incentive to beliefs of the larger part of the Serbian elite that the capacity of a traditional society to establish a democratically organized community, are nevertheless not negligible. Within four generations of national elite, from which, in time four dominant political parties will be formed, "The Parisians" as they called themselves, the members of the elite educated in France that were, together with the rest of the intelligentsia, close to the French understanding of political freedoms, had a dominant role in the choice of the doctrine according to which long-term political goals were formed.

Without doubt, the liberals were the first political force in Serbia which conformed the requests of peasants to the basic European patterns of constitutionality and democracy and made them an appealing model for future generations. By a political action of the first generation of Liberals (Jovan Grujic, Milovan Jankovic, Vladimir Jovanovic, Stojan Boskovic) the faction of the so-called "Germanians", bearers of a bureaucratic and autocratic concept of government, who were, especially at the time of constitutionalists, the Serbs educated in the Habsburg Monarchy, was defeated in Serbia opening the political space to democratic doctrines from the corpus of the French and British political thought.

The second generation of the Serbian political class, assembled in the Progressive party, originated from the ranks of the sons of the bureaucratic elite gathered around Prince Mihajlo Obrenovic - the so-called young conservatives. The progressives were the first generation of urban intelligentsia with clearly Western political views and cultural affinities. By the intellectual profile very close to the French doctrinaires - Royer-Collard, Thiers, Guizot, the progressives were the most Westerners and the largest group of "Parisians", in the state which was, in the reports of French delegates, called "the Agrarian see". Like the liberals, the progressives, as a party consisting of influential intellectuals, in effecting programs of enlightened reforms found themselves facing the reluctance of the politically awakened, prone to egalitarianism peasants to accept and follow without question their long-term modernization ideas. However, the series of reforms conducted under the first progressive governments not only enabled the modem party organization but also opened the space to foreign capital and major investments into Serbian economy, integrating it into the monetary flows of Western Europe. The sudden modernization step forward, although accepted with great opposition by other political groups (especially in the Parliament which was dominated by peasant delegates), signified the gradual entrance of Serbia into the ranks of modern European states with well organized administration, permanent army and free, mandatory elementary education.

The main consumers of the modernization legacy resulting from the reformist projects of progressives were the radicals, the third generation of the political class in Serbia. In the large family of European radicals of the XIX century, the Serbian radicals were part of an influential and closely bound political international. Also, their evolution had a path similar to that of the other radical parties in the Western Europe. The Radical Party leaders in Serbia were mostly educated in Switzerland, but the ideological kernel, which established the party organization and designed the construction of an acceptable political system, came from the ranks of the "Parisians": Pera Todorovic, educated in Switzerland with some Parisian experience, was the author of the party program, Mihailo Vujic, the leading economic expert, Jovan Djaja in charge of foreign affairs, and lawyer Milovan Dj. Milovanovic, writer of the constitution. They combined, according to the Serbian circumstances, the patterns of the British Constitutional monarchy with the practical solutions resulting from the French radical ideology trying, while respecting certain experience from the constitutional construction of other Balkan states, to adjust them to the local social and political milieu.

The overall political accomplishment of the radical rule in the brief period of the Parliamentary democracy before 1909 was, however, important for the stabilization of the understanding of eventual scope of the democratic rule in the country. The executive administration was no longer more powerful than the legislative administration: brutal political pressure was missing at the election of delegates. Contrary to previous elections, when the government that conducting the elections played a decisive role in their outcome, and according to its needs provided a desirable parliament configuration, a freely elected Parliament obtained the right to choose independently the cabinet ministers. The legislative administration controlled the executive administration which was considered the main trait of parliamentarism.

Opposed to the opportunism of the older wing of the Radical Party, which entered various political compromises with the Crown, under oppressive circumstances of judicial and police persecution, a group of younger radicals after 1901, had gradually separated into a new party. To a much smaller extent Russophiles and Slavophiles than the old radicals, and more Francophiles in an ideological and principal sense, independent radicals - like the liberals of the sixties in the XIX century - with their dominance in culture and public life (especially at the Belgrade University which was after 1905 designated as the "fortress" of the independent radicals ) had a significant role in the strengthening of the French influence in Serbia.

The French influence can be discerned throughout the XIX century in many solutions accepted and applied on occasion of frequent revisions of the political system, in the cultural affinities of the Serbian elite, but also in the closeness of the political frame of mind - in an egalitarian passion which, in spite of major social differences, was characteristic of the voting population of both countries. The French influence, formed by the mythologized legacy of the French revolution, gave the "rural democracy" in Serbia significant impetus in its long walk toward winning political freedoms. At the level of political and economic relations, it significantly contributed to the fact that Serbia, on the eve of the World War I, in spite of all its local limitations, was nevertheless considered a respected member of the community of European or, as was said at the time, civilized countries.

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 18:06

source : http://www.herodote.net

 

Le 22 février 1848 éclate à Paris une Révolution qui renverse en quelques jours la monarchie constitutionnelle de Louis-Philippe 1er. Elle a un énorme retentissement dans les élites européennes.

Devant la contagion révolutionnaire, les monarques concèdent des Constitutions à Berlin, Munich, Vienne, Turin... C'est «le printemps des peuples» :

À Paris, les romantiques applaudissent au défilé des délégués européens. Les plus appréciés sont les Italiens et les Allemands. En août 1849, présidant le Congrès international de la paix, Victor Hugo lance, prophétique : «Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne (...)».

– L'Autriche-Hongrie

À Budapest, capitale de la Hongrie, ancien royaume intégré à l'empire d'Autriche, un militant indépendantiste, Kossuth, dénonce dès le 3 mars la domination autrichienne et réclame un gouvernement proprement hongrois. Le 22 mars, les Hongrois se donnent un ministère autonome.

Idem à Prague, capitale de l'ancien royaume de Bohème, où l'on exige l'égalité de droits entre Tchèques et Autrichiens de langue allemande. Dès le mois de juin se réunit à Prague un congrès panslave en vue d'émanciper tous les Slaves de l'empire, des Tchèques aux Croates).

À Vienne, les libéraux s'insurgent le 15 mars et le prince de Metternich, chancelier d'Autriche, est obligé de s'enfuir. Il ne reviendra plus jamais aux affaires.

L'empereur Ferdinand 1er s'incline et sans attendre concède aux insurgés la liberté de la presse, la formation d'une garde nationale bourgeoise et même, le 25 avril, une Constitution. Dès le 8 avril, il a concédé aux Tchèques la Charte de Bohème et le 11 avril, a reconnu l'autonomie hongroise. Mais ces concessions n'arrangent pas ses affaires pour autant. Le 15 mai, un regain d'agitation oblige l'empereur à quitter Vienne pour Innsbrück et autoriser l'élection au suffrage universel d'une Assemblée constituante !

– L'Italie

En Italie, les nouvelles de France et plus encore d'Autriche réveillent les aspirations nationales de la bourgeoisie. L'hégémonie autrichienne est la cible des révolutionnaires qui revendiquent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, notamment à Milan où les habitants ont commencé à manifester contre la tutelle autrichienne dès le mois de janvier 1848 en s'abstenant de fumer pour ne pas payer la taxe sur le tabac. Les troupes d'occupation se plaisent alors à fumer sous leur nez de voluptueux cigares.

Le commandant en chef autrichien Radetzki est obligé d'évacuer Milan, possession autrichienne, après la bataille des «Cinq Jours», du 18 au 22 mars 1848.

À Venise, autre possession autrichienne, Daniele Manin proclame le 22 mars la République de Saint Marc.

Le même jour, le petit roi de Piémont-Sardaigne, Charles-Albert 1er, se posant en champion de l'unité italienne, entre en guerre contre l'Autriche. Il reçoit le concours du grand-duc de Toscane et du roi des Deux-Siciles (Naples), poussés à intervenir par leur bourgeoisie libérale.

À Rome, le pape Pie IX lui-même est chassé par les révolutionnaires avec brutalité.

– L'Allemagne

L'Allemagne divisée n'échappe pas à la contagion. Le 5 mars 1848, des libéraux se réunissent à Heidelberg et organisent la réunion d'une Assemblée nationale constituante. Celle-ci se réunit à Francfort dès le 18 mai en vue d'instituer un gouvernement fédéral avec un «régent d'Empire».

À Berlin, du 18 au 21 mars 1848, une révolution oblige le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV à accorder une Constitution à ses sujets ainsi qu'à adopter le nouveau drapeau national de l'Allemagne unifiée (noir, rouge et or).

À Munich, le roi de Bavière Louis 1er est obligé d'abdiquer le 20 mars.

 
La reprise en main

Le 29 avril, première dissonance : le pape Pie IX refuse de rejoindre le roi de Piémont dans sa guerre contre l'Autriche. Les autres alliés italiens hésitent, d'autant que le roi de Piémont profite de la guerre pour annexer en juin 1848 Parme, Plaisance et Modène. Le 15 mai, Ferdinand II écrase la révolution à Naples et rappelle ses troupes. C'est le début de la fin.

Charles-Albert 1er pèche par arrogance et refuse l'aide de la République française dans sa guerre contre l'Autriche. «L'Italia farà da sè», lance-t-il («L'Italie se fera toute seule»).

Radetzki en profite pour relancer l'offensive. Il bat les Italiens une première fois à Custozza les 23-25 juillet 1848. Charles-Albert abandonne Milan cependant que Venise résiste seule aux Autrichiens jusqu'en août 1849. Reprenant le combat dans des conditions brouillonnes, le roi de Piémont est de nouveau battu piteusement à Novare le 23 mars 1849 et abdique le soir même en faveur de son fils, Victor-Emmanuel II.

En Bohème, la répression est menée par le prince de Windischgrätz, dont la femme a été massacrée par les émeutiers. Prague est bombardée et se soumet le 17 juin 1848. En Hongrie, les Autrichiens confient la répression... aux Croates !

Reste Vienne. La capitale de l'empire autrichien est touchée le 6 octobre 1848 par une troisième révolution encore plus radicale que les précédentes. Le comte Theodor Latour, ministre de la Guerre, est pendu à un réverbère. Trois armées font le siège de la capitale, qui est prise d'assaut le 31 octobre 1848. Les chefs révolutionnaires sont exécutés sans jugement et l'assemblée constituante dissoute. Le prince de Schwartzenberg, nouveau Premier ministre, impose à l'empereur Ferdinand 1er, coupable d'excès de faiblesse, d'abdiquer en faveur de son jeune neveu François-Joseph 1er.

A Paris, pendant ce temps, la République n'a pas craint de massacrer les manifestants ouvriers pendant les «Journées de Juin», se coupant ainsi de sa base populaire.

Au bout de quelques mois, la réaction aura partout raison du romantisme révolutionnaire. L'irruption de révolutionnaires ouvriers aux côtés des libéraux bourgeois et la brutalité de la répression donnent un avant-goût de la Commune de Paris, deux décennies plus tard.

Joseph Savès
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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 17:57

source : http://www.herodote.net

 

Le 24 mars 1860, par le traité de Turin, Nice et la Savoie reviennent à la France.

Napoléon III obtient ces deux territoires en récompense de son intervention militaire contre l'Autriche, aux côtés du royaume du Piémont, et en échange de l'annexion de l'Italie centrale par le Piémont.

Le «droit des nationalités»
 

Pour la première fois au monde, l'exécution du traité est subordonnée à son approbation par les populations concernées en vertu du «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes». C'est ainsi qu'un référendum est organisé dans le comté de Nice et en Savoie.

Le 22 avril 1860, sans surprise, les habitants de ces provinces francophones approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25.743 oui, 160 non et 5.000 abstentions. En Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130.000 votants. Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.

- Au nord des Alpes, la Savoie est divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie.

- Au sud, le comté de Nice est réuni à un morceau du département du Var, avec le fleuve Var lui-même, pour former le département des Alpes-maritimes (le département du Var se réfère depuis lors à un fleuve qui lui est extérieur !).

- À noter que la partie nord du comté de Nice reste au Piémont malgré le vote favorable à l'annexion de ses habitants. C'est que l'empereur Napoléon III ne veut pas priver son ami le roi Victor-Emmanuel de ses territoires de chasse du massif du Mercantour ! Ces territoires reviendront finalement à la France en 1947.

Les relations commerciales entre Nice et Turin demeurent importantes. Pas moins de 15.000 mulets transportent de Nice vers la capitale du Piémont 5.000 tonnes de sel par an. Ce trafic fait la fortune des petites villes de Tende et Sospel.

Protestations des nationalistes italiens
 

Les tractations entre Napoléon III, Victor-Emmanuel II, roi de Piémont-Sardaigne, et le Premier ministre piémontais, Camilo Cavour, suscitent l'indignation des nationalistes italiens. Au Parlement de Turin, Cavour est violemment attaqué pour le lâchage de ces deux provinces. Le héros républicain Giuseppe Garibaldi, natif de Nice, est l'un de ses opposants les plus déterminés.

Napoléon III n'aura plus guère d'autre occasion de se réjouir... Sa politique étrangère brouillonne, inspirée par de généreux sentiments comme le «droit des peuples à disposer d'eux-mêmes» et la «politique des nationalités» va entraîner la France et l'Europe occidentale dans une exacerbation des passions nationalistes et conduire à l'unification de l'Allemagne autour de la Prusse et à la dislocation de l'Autriche.

Alban Dignat.
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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:36
Luis Jean-Philippe. L'influence du modèle napoléonien en Espagne (1814-1845). In: Annales historiques de la Révolution française. N°336, 2004. L'Espagne et Napoléon. Napoléon dans l'histoire de la révolution espagnole. pp. 199-219. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahrf_0003-4436_2004_num_336_1_2713

 

 

Résumé

L'INFLUENCE DU MODELE NAPOLEONIEN EN ESPAGNE (1814-1845)

JEAN-PHILIPPE LUIS

Se réclamer de l'influence napoléonienne est impossible dans l'Espagne des lendemains de la Guerre d'Indépendance. Pourtant, l'évolution de la Révolution libérale qui vit progressivement l'emporter un libéralisme oligarchique conservateur valorisa de plus en plus ouvertement un modèle d'Etat qui est celui de la France post-napoléonienne, centralisateur, uniformisa- teur et autoritaire. L'emprunt fait au modèle napoléonien porte sur l'art de la propagande, et surtout sur le modèle juridico- administratif. L'État libéral qui se met progressivement en place aux lendemains de la Guerre d'Indépendance porte la marque certaine de l'influence française -confirmée par le rôle de l'exemple français dans la genèse du droit administratif espagnol- tout en s'insérant dans le même temps dans la tradition du réformisme du despotisme éclairé qui est la version espagnole d'un vaste mouvement européen de transformation des sociétés d'Ancien Régime. Par ailleurs, l'emprunt à la France n'est que partiel : le modèle est dépouillé de tout romantisme et de toute mystique populaire. Il exclut totalement les masses, puis dans une large mesure les classes moyennes pour limiter l'exercice du pouvoir à une étroite élite. Il fait ensuite l'impasse sur les moyens financiers indispensables à l'existence d'un État fort.

Mots-clés : Administration ; Napoléon ; Espagne ; Modérés ; afrancesados ; Propagande ; Ferdinand VII.

source : persée.fr

annales historiques de la Révolution française (revues.or

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